(Afriquesplus)- Boualem Boualem, directeur de cabinet de la présidence de la République algérienne et proche collaborateur du président Abdelmadjid Tebboune, est décédé le 5 octobre 2026 dans un hôpital de Genève, en Suisse, où il recevait des soins. Dans un portrait publié le 7 octobre, El Watan revient sur la trajectoire de cet homme qui a évolué pendant plusieurs décennies au sein des institutions algériennes.
Né en 1952, Boualem Boualem avait 74 ans. Magistrat et juriste de formation, il a progressivement occupé des responsabilités dans plusieurs secteurs sensibles de l’appareil d’État. Son parcours l’a notamment conduit à exercer comme conseiller à la Cour suprême, avant de s’engager dans la vie politique et institutionnelle.
Il a également été parlementaire durant cinq années, siégeant au Sénat entre 2007 et 2012. Son parcours s’est ensuite poursuivi dans plusieurs structures stratégiques de l’État, avant son arrivée auprès de la présidence de la République.
Sous la présidence d’Abdelaziz Bouteflika, Boualem Boualem a occupé différentes responsabilités, notamment à la tête d’un organisme stratégique. Cette expérience lui a permis d’acquérir une connaissance approfondie des mécanismes institutionnels et des circuits de décision de l’État.
Après l’élection d’Abdelmadjid Tebboune à la présidence de la République en 2019, il rejoint la présidence en 2020 comme conseiller chargé notamment des affaires juridiques et judiciaires, des relations avec les institutions, des enquêtes et des habilitations.
Son expertise juridique et institutionnelle le place alors parmi les collaborateurs proches du chef de l’État. En novembre 2023, il est nommé directeur de cabinet de la présidence de la République, fonction qu’il occupait jusqu’à son décès. Le décret présidentiel officialisant sa nomination souligne notamment ses responsabilités antérieures auprès du président.
Un rôle au cœur des mécanismes de l’État
Dans son portrait, El Watan décrit un responsable dont l’influence reposait davantage sur sa connaissance des dossiers et des procédures que sur une forte exposition médiatique. Sa trajectoire lui avait permis de traverser plusieurs périodes de la vie politique algérienne tout en demeurant au contact des mécanismes institutionnels les plus sensibles.
La présidence de la République a, de son côté, salué après son décès un homme de droit ayant consacré sa carrière au service de l’État et de la nation. Elle a notamment mis en avant son expérience de magistrat, sa connaissance des domaines juridique et judiciaire ainsi que la confiance dont il bénéficiait auprès du président Tebboune.
La dépouille de Boualem Boualem a été rapatriée à Alger le 6 octobre. Le président Abdelmadjid Tebboune était présent à l’aéroport international Houari-Boumediene aux côtés de hauts responsables de l’État et de la famille du défunt.
Avec sa disparition, l’Algérie perd ainsi un haut responsable dont le parcours aura été étroitement lié à plusieurs séquences de l’histoire institutionnelle récente du pays.