(AfriquesPlus) - Le Burkina Faso inaugurera lundi à Ouagadougou sa première raffinerie d’or, baptisée Raffinor-BF, lors d’une cérémonie placée sous le patronage du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Dans une dépêche publiée le 26 septembre 2026, APAnews rapporte que le ministère chargé des Mines présente cette infrastructure comme une étape importante dans la transformation locale de l’or produit dans le pays.
Installée sur un site de cinq hectares à Ouaga 2000, Raffinor-BF aura une capacité de traitement annoncée de 400 kilogrammes d’or par jour, soit environ 150 tonnes par an. Selon les autorités, le métal pourra être raffiné jusqu’à une pureté de 99,99 %, correspondant à la norme internationale dite « Good Delivery ».
Le complexe comprendra notamment un laboratoire d’analyse, une fonderie, un espace sécurisé de stockage ainsi qu’une bijouterie. Un bâtiment administratif accueillera également le siège de la Société nationale des substances précieuses (SONASP).
Pour les autorités burkinabè, la raffinerie doit permettre de conserver une plus grande part de la valeur générée par l’exploitation aurifère sur le territoire national. Le ministère des Mines résume cette ambition par le slogan : « L’or du Burkina se raffine au Burkina ».
Le projet devrait générer 100 emplois directs et environ 5 000 emplois indirects, selon les chiffres communiqués par les autorités. Sa première pierre avait été posée le 23 novembre 2023 à Ouagadougou par le président Ibrahim Traoré.
Cette infrastructure intervient dans un pays où l’or occupe une place centrale dans l’économie et les exportations. Selon les données citées par les autorités, le Burkina Faso a produit plus de 94 tonnes d’or en 2025, le plaçant parmi les principaux producteurs du métal précieux en Afrique subsaharienne.
Avec Raffinor-BF, Ouagadougou entend ainsi renforcer la maîtrise de la chaîne de valeur de l’or, en passant d’une logique principalement axée sur la production et l’exportation à une transformation davantage réalisée sur le territoire national.