(AfriquesPlus) - L’armée éthiopienne affirme avoir tué 272 combattants du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) lors d’une contre-offensive menée dans le nord-est du pays, sur fond de regain de tensions dans la région du Tigré. L’information a été rapportée jeudi 25 septembre 2026 par l’agence APA.
Selon un communiqué des Forces nationales de défense éthiopiennes (ENDF), le TPLF avait lancé une offensive de grande ampleur et pris le contrôle de plusieurs positions avant d’être repoussé par les forces fédérales. L’armée affirme avoir également récupéré des armes et des munitions au cours des opérations.
Les combats se sont notamment déroulés dans la zone de North Wollo, dans la région de l’Amhara, où les forces tigréennes auraient tenté de s’infiltrer en déployant des combattants dans plusieurs districts. D’après les ENDF, elles ont finalement été contraintes de se retirer après avoir subi de lourdes pertes en hommes et en équipements.
L’armée éthiopienne affirme par ailleurs que 260 autres combattants ont été blessés et qu’un nombre non précisé de combattants ont été capturés. Ces chiffres, communiqués par les autorités militaires, n’ont pas été corroborés par une source indépendante dans les éléments rapportés par APA.
Cette nouvelle escalade intervient alors que les tensions se sont accrues dans le nord de l’Éthiopie. Selon des médias locaux cités par APA, sept groupes politiques d’opposition et groupes armés ont annoncé dimanche la formation d’une nouvelle alliance, alimentant les inquiétudes sur un possible retour des affrontements.
Le TPLF avait été au cœur d’un conflit de deux ans avec les forces fédérales éthiopiennes entre novembre 2020 et novembre 2022. Les combats avaient provoqué une grave crise humanitaire et laissé des millions de personnes dépendantes de l’aide, avant la signature de l’accord de paix de Pretoria, en Afrique du Sud, en novembre 2022.
La situation actuelle fait également resurgir les interrogations sur la mise en œuvre de cet accord. Les autorités du Tigré ont récemment reproché à l’Union africaine de ne pas avoir suffisamment veillé à son application, alors que l’organisation continentale appelle à la retenue et à une désescalade immédiate.
L’Union africaine s’est également déclarée préoccupée par la prise de contrôle présumée d’aéroports civils par les forces tigréennes et par l’intensification des hostilités dans le Tigré et l’Afar. Le Bureau des affaires de communication du Tigré affirme, de son côté, que les appels du gouvernement régional à une intervention de l’organisation panafricaine sont restés sans réponse.