(AfriquesPlus) - Le taux d’inflation au Ghana est remonté à 5,2 % en septembre, après 5 % en août, interrompant la tendance baissière observée au cours des mois précédents. La hausse reste toutefois nettement inférieure aux 9,4 % enregistrés à la même période en 2025.
Dans un article publié le 7 octobre, le média ghanéen JoyNews, citant les dernières données du Ghana Statistical Service (GSS), indique que l’inflation mensuelle s’est établie à 1,1 %, traduisant une progression des prix entre août et septembre.
La hausse est principalement portée par les produits non alimentaires, dont l’inflation atteint 6,2 %, contre 4 % pour les produits alimentaires. Les biens et services non alimentaires représentent ainsi 63,3 % de l’inflation totale, contre 36,7 % pour l’alimentation.
Le secteur des services demeure particulièrement sous pression, avec une inflation de 8,3 %, presque deux fois supérieure à celle des biens, qui s’établit à 4,2 %. Les postes liés au logement, à l’eau et à l’énergie affichent une inflation de 10,3 %, tandis que les restaurants et hôtels enregistrent une hausse de 9,2 %.
Les données du GSS montrent également que les pressions inflationnistes sont désormais davantage liées aux produits et services locaux. L’inflation des produits fabriqués localement atteint 6,4 %, contre 2,4 % pour les produits importés.
Les produits locaux représentent ainsi 85,7 % de l’inflation totale, selon les statistiques officielles.
Sur le plan régional, la région Ashanti affiche le taux d’inflation le plus élevé, à 9,8 %, suivie de l’Eastern Region à 7,8 %. Le Greater Accra se situe à 3,4 %, tandis que la Western Region enregistre le taux le plus faible, à -0,5 %.
Certains produits alimentaires connaissent par ailleurs de fortes variations de prix. Le prix des tomates fraîches a augmenté de 153,4 % sur un an et celui du gingembre de 100,4 %. À l’inverse, les prix du citron vert et du maïs ont reculé respectivement de 29,9 % et 26,4 %.
Malgré la remontée enregistrée en septembre, l’inflation ghanéenne a diminué de 4,2 points de pourcentage sur un an, passant de 9,4 % à 5,2 %. Les dernières données mettent toutefois en évidence la persistance de pressions internes, particulièrement dans le secteur des services.