(AfriquesPlus) - Le 10 octobre, le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, peu adepte des grands bouleversements, a procédé au remaniement le plus important depuis son arrivée au pouvoir, en août 2019, rapporte Justine Spiegel dans un article publié le 14 octobre 2026 par Jeune Afrique. Une dizaine de nouveaux ministres font leur entrée.
Le ministre de l’Énergie a payé le rapport d’une commission d’enquête consécutive à l’incendie de deux postes de transformation de la Somelec à Nouakchott, les 21 et 22 août. Selon Jeune Afrique, le chef de l’État a jugé ce document si accablant qu’il a exigé sa publication. Il est remplacé par Mohamed Ould Abdel Vetah, jusque-là haut-commissaire de l’OMVS.
Mais la crise énergétique n’est, d’après la journaliste, que « la partie visible de l’iceberg ». À la surprise quasi générale, le président s’est aussi séparé de deux figures jusque-là indéboulonnables et étrangères aux incidents : Hanana Ould Sidi à la Défense, un ami et confident, et Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine à l’Intérieur. Le Premier ministre, Mokhtar Ould Diay, sort renforcé de la manœuvre.
Tous deux étaient régulièrement cités parmi les successeurs possibles d’un chef de l’État dont le second mandat, en théorie le dernier, s’achève en 2029. Mohamed Ghazouani ne s’est jamais prononcé sur un troisième mandat, ni engagé à respecter la Constitution, un flou qui alimente les spéculations. En les écartant, écrit Justine Spiegel, il a en tout cas réaffirmé son autorité, décourageant ceux qui auraient été tentés de sortir du rang.