(AfriquesPlus) - Plus d’un mois après son arrestation à Niamey, le journaliste Moussa Kaka reste détenu sans qu’aucune charge officielle n’ait été rendue publique. Aïcha Abdou, revient ce 1er octobre 2026, pour Panafrica News, sur les inquiétudes de sa famille, de ses confrères et des organisations de défense de la liberté de la presse.
Le journaliste nigérien Moussa Kaka, figure connue du paysage médiatique national et correspondant de longue date d’un grand média international à Niamey, est détenu depuis plus de trente jours. Selon Panafrica News, son arrestation aurait été menée par les services de sécurité, alors qu’il exerçait son activité professionnelle. Depuis, aucune accusation formelle ni justification officielle de sa détention n’a été communiquée par les autorités judiciaires ou militaires.
Cette absence d’explications alimente les préoccupations concernant le respect des procédures judiciaires, les conditions de détention du journaliste et son état de santé. Ses proches, ses collègues ainsi que des organisations comme Reporters sans frontières (RSF) réclament sa libération, en mettant en avant son parcours de plusieurs décennies consacré à la couverture de l’actualité politique, sociale et sécuritaire du Niger.
L’affaire intervient dans un contexte régional marqué, selon l’article, par une pression accrue sur les médias et les journalistes indépendants depuis l’arrivée au pouvoir de régimes militaires dans plusieurs pays du Sahel. Suspensions de médias, menaces et poursuites judiciaires visant des professionnels de l’information sont présentées comme autant de signes d’un espace médiatique de plus en plus contraint. Le cas de Moussa Kaka apparaît ainsi comme un nouvel épisode des tensions persistantes autour de l’exercice du journalisme au Niger.