(AfriquesPlus) - Harare a annoncé, mardi, un accord de financement pour moderniser le poste-frontière de Chirundu, point de passage stratégique entre la ceinture cuprifère d'Afrique centrale et les ports du sud du continent.
Selon un communiqué du ministère zimbabwéen des Transports et du Développement des infrastructures, relayé par Reuters le 22 septembre, ce poste-frontière avec la Zambie, premier guichet unique d'Afrique lors de son inauguration en 2009, constitue un maillon essentiel du corridor Nord-Sud reliant la ceinture de cuivre zambo-congolaise aux ports d'Afrique du Sud et du Mozambique. Cuivre, cobalt, carburant, équipements miniers ou engrais y transitent en flux constant, ce qui en fait aujourd'hui l'un des points de passage les plus engorgés du continent, avec son lot de files de camions et de retards à répétition.
L'accord signé avec le consortium privé Chirundu Border Consortium ouvre désormais la voie aux travaux, qui doivent remplacer des infrastructures vieillissantes par des systèmes de traitement plus modernes. Le ministère n'a pas communiqué le montant définitif de ce partenariat public-privé, mais le gouvernement zimbabwéen avait précédemment évoqué un coût d'environ 66,8 millions de dollars, avec une exploitation confiée aux investisseurs privés pendant vingt ans dans le cadre d'une concession. Le chantier est piloté par Safaga International, déjà à l'origine de la rénovation du poste-frontière de Beitbridge avec l'Afrique du Sud pour 300 millions de dollars, aux côtés du sud-africain Strategic Partners Group comme investisseur stratégique, tandis que Standard Bank assure le montage de la dette et le rôle de prêteur principal.