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Les étudiants africains suffoquent sous la hausse des frais universitaires en France
À l'approche de la rentrée universitaire en France, une réforme des droits d'inscription frappe de plein fouet les étudiants venus de pays hors Union européenne
 

(AfriquePlus) - Près de 500 000 étudiants étrangers étaient inscrits dans l'enseignement supérieur français en 2025. Mais pour ceux venus de pays extra-communautaires, dont de nombreux Africains, la facture s'alourdit sérieusement à partir de cette rentrée. Les droits d'inscription différenciés grimperont à environ 4 000 euros pour un master et 3 000 euros pour une licence, rapporte RFI dans un article publié le 22 août 2026.

Admis en master de communication à l'Université Sorbonne Nouvelle, le Guinéen Ousmane Bah multiplie les petits boulots depuis juin pour tenter de réunir la somme exigée. Il explique à RFI que ses 20 heures de travail hebdomadaires lui rapportent 700 euros net par mois, un revenu déjà absorbé par le loyer et les transports. Même en économisant pendant deux ou trois ans, il assure qu'il n'atteindrait pas la somme demandée. Pour lui, les 3 940 euros réclamés représentent un montant seize fois supérieur à celui payé par un étudiant français ou allemand inscrit dans le même master.

Même inquiétude du côté de Christophe Mbaihodji, étudiant tchadien admis en lettres modernes à l'Université de Montpellier. Il confie à RFI que cette loi est en train de briser son rêve de devenir éducateur, redoutant en parallèle les complications administratives liées au renouvellement de son titre de séjour, conditionné à une inscription universitaire en règle. 

Le décret généralisant ces droits différenciés prévoit certes qu'chaque établissement puisse exonérer 20 % de ses étudiants inscrits. Mais pour le collectif des étudiants extra-communautaires, cette marge ne suffira à protéger qu'une infime partie des personnes concernées, en particulier celles issues de pays à faibles revenus.

Président du Collectif des étudiants extracommunautaires de France et lui-même étudiant en master de droit à l'Université de Strasbourg, Hamit Wachiallatchi souligne que la somme réclamée équivaut, une fois convertie en Franc CFA, à plusieurs millions, un montant que même le cumul de plusieurs emplois ne permet pas de réunir. 

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