(AfriquesPlus) - Le Front de libération de l’Azawad (FLA) a annoncé mardi le retrait de ses combattants de Kidal, dans le nord du Mali, alors que l’armée malienne et ses partenaires russes ont lancé des opérations aéroterrestres dans la région.
Dans un article publié le 6 octobre 2026, APA News rapporte que le mouvement a justifié sa décision par la pression exercée par les opérations aériennes menées autour de la ville. Dans un communiqué signé par son porte-parole, Mohamed Elmaouloud Ramadane, le FLA affirme avoir ordonné le retrait de ses forces sans affrontement terrestre direct avec l’armée malienne.
Le mouvement présente ce départ comme un « repli stratégique » et temporaire. Il attribue notamment cette décision à l’intensification des frappes aériennes dans la zone de Kidal.
Quelques heures après l’annonce du FLA, l’état-major général des Armées maliennes a confirmé l’engagement de « opérations aéroterrestres d’envergure » dans la région, conduites par les Forces armées maliennes avec leurs partenaires russes.
Selon la communication militaire, ces opérations s’inscrivent dans la réadaptation du dispositif de l’opération Dougoukoloko, sans que l’armée ne revendique, à ce stade, la reprise de Kidal.
La ville était passée hors du contrôle des forces gouvernementales après les attaques coordonnées du 25 avril contre plusieurs villes et installations militaires du pays. L’armée avait alors redéployé une partie de son dispositif vers Anéfis, située à une centaine de kilomètres au sud de Kidal.
Les semaines suivantes ont été marquées par des combats autour d’Anéfis, l’arrivée de renforts maliens et russes ainsi que des frappes aériennes visant plusieurs positions signalées à Kidal et dans ses environs.
Ancien bastion des mouvements rebelles touaregs, Kidal avait été reprise par l’armée malienne en novembre 2023, après le retrait de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali.
Le nouveau retrait annoncé par le FLA pourrait modifier le rapport de force autour de la ville. Le contrôle effectif de Kidal et la localisation des combattants du mouvement restaient toutefois à établir mardi après-midi, aucune confirmation indépendante ni annonce officielle de l’armée malienne ne faisant alors état de la reconquête de la localité.