(AfriquesPlus) - Le Mali a lancé, mercredi 1er octobre 2026, la révision annuelle de ses listes électorales pour une durée de trois mois, alors qu’aucune date n’a été annoncée pour la tenue d’une prochaine élection nationale.
Dans une dépêche publiée le 2 octobre 2026, l’Agence de presse APAnews indique que l’opération est conduite par le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, en collaboration avec l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE). Elle se poursuivra jusqu’au 31 décembre.
La révision permet notamment d’inscrire les nouveaux majeurs, de radier les personnes décédées ou privées de leurs droits civiques et de prendre en compte les changements de résidence. Les démarches sont accessibles dans les mairies et, pour les Maliens établis à l’étranger, dans les ambassades et consulats. Les électeurs peuvent également consulter leurs informations sur la plateforme ralemali.ml.
Selon la loi électorale malienne, cette opération est organisée chaque année du 1er octobre au 31 décembre. Les listes sont permanentes et alimentées à partir de la base biométrique de l’état civil, chaque électeur étant identifié par son numéro NINA.
L’opération intervient toutefois sans calendrier électoral. La présidentielle, initialement prévue en février 2022 puis envisagée pour 2024, a été reportée. Le dernier scrutin organisé à l’échelle nationale reste le référendum constitutionnel de juin 2023.
Le contexte politique a également évolué depuis. En mai 2025, les autorités de transition ont dissous les partis politiques et interdit les réunions de leurs membres. En juillet de la même année, une révision de la Charte de la Transition a accordé au général Assimi Goïta les fonctions de chef de l’État pour cinq ans, avec possibilité de renouvellement jusqu’à la pacification du pays.
Le texte prévoit toutefois que cette période peut être écourtée lorsque les conditions d’une élection présidentielle « transparente et apaisée » seront réunies. Il maintient par ailleurs l’organisation des élections générales parmi les missions de la Transition.
La révision actuelle vise donc à maintenir à jour le fichier électoral et les dispositifs nécessaires à de futurs scrutins. Elle ne vaut ni convocation du corps électoral ni annonce d’une date d’élection.