Skip to main content
Mohammed VI, un empire économique qui interroge
Banque, mines, grande distribution, énergies renouvelables... Une grande part des leaders de l’économie marocaine se retrouve dans le giron de la famille royale. Une puissance financière que sa faible transparence place au cœur des débats
 
  • https://www.youtube.com/watch?v=WVu75CgBOL0

(AfriquesPlus) - Un salaire mensuel de 120 000 euros pour le gestionnaire de la fortune royale, dans un pays où le SMIC avoisine 280 euros. Ce chiffre, issu d’une fuite de la CNSS en avril 2025 et rappelé par Le Revenu dans une vidéo diffusée sur sa chaîne YouTube, résume le malaise que suscite l’empire économique de Mohammed VI. Il concerne Mounir Majidi, secrétaire particulier du roi, qui préside Siger, la holding personnelle de la famille royale.

Siger contrôle Al Mada, le plus grand conglomérat du royaume, dont le poids est estimé à 3 % du PIB national. Selon Le Revenu, le groupe est présent dans la banque, les télécoms, l’énergie renouvelable, les mines et la distribution, avec des participations dans Attijariwafa Bank (46 %), Managem, Nareva, Marjane et Inwi. Attijariwafa Bank, première banque du pays, compte 10,6 millions de clients.

Reste la question de la richesse réelle du souverain. Les estimations s’échelonnent de 2 à 9 milliards, Forbes avançant plus de 7 milliards d’euros. Pour Le Revenu, cet écart s’explique par l’opacité de la structure. Siger n’est pas cotée, et Al Mada s’est retirée de la Bourse de Casablanca en 2013, échappant ainsi aux obligations de transparence.

Cette concentration nourrit la contestation. Le mouvement GenZ 212, né en septembre 2025, réclame « moins de stades et plus d’écoles » et de services de santé. Sa répression a fait plusieurs morts et conduit à plus de 2 400 interpellations, selon le magazine. Le roi a, de son côté, rejeté dans son discours du Trône l’idée d’un Maroc à deux vitesses.

L’avenir de l’empire pose enfin la question de la succession. Le Revenu souligne que le sort de Siger et d’Al Mada, comme celui de Mounir Majidi, reste sans réponse publique, alors que le prince héritier Moulay El Hassan multiplie les apparitions officielles.

Les critiques sont les bienvenues. Les attaques personnelles, les insultes et les propos injurieux seront supprimés.
ID
1673
1
2

Vos Articles Préférés de la Semaine

3