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Sierra Leone : le secteur de la bauxite pourrait générer 3,63 milliards de dollars sur 25 ans
La Sierra Leone estime que l’exploitation de la bauxite pourrait générer 3,63 milliards de dollars de recettes publiques et communautaires sur 25 ans, selon un modèle fiscal présenté par le ministère des Mines.
 

(Afriquesplus)- La Sierra Leone pourrait tirer environ 3,63 milliards de dollars de recettes publiques et de revenus destinés aux communautés sur une période de 25 ans grâce à une exploitation modèle de bauxite. C’est ce qui ressort d’une présentation du ministre des Mines et des Ressources minérales, Julius Daniel Mattai, consacrée au régime fiscal applicable au secteur minier.

Selon le journal sierra-léonais The Calabash Newspaper, cette présentation, élaborée avec la National Minerals Agency et publiée le 23 septembre 2026, vise à expliquer le fonctionnement du système fiscal minier du pays et les différentes contributions exigées des compagnies.

Le modèle présenté repose sur une entreprise fictive exploitant une grande mine de bauxite dans le district de Port Loko. L’exploitation serait prévue sur 25 ans, avec une production passant de 5 millions de tonnes la première année à 10 millions de tonnes par an à partir de la troisième année.

Sur la base d’un prix de 60 dollars la tonne, les revenus bruts cumulés de cette exploitation atteindraient environ 14,46 milliards de dollars sur la durée du projet.

Le régime fiscal étudié comprend 11 prélèvements, parmi lesquels les royalties, l’impôt sur les bénéfices miniers, la taxe sur les revenus exceptionnels tirés des ressources minières, différentes retenues à la source, la participation de l’État, les loyers fonciers, le financement de la réhabilitation et le Fonds de développement communautaire.

Pour la bauxite, le taux de royalty est fixé à 3 % de la valeur marchande. Dans le scénario présenté, cette contribution atteindrait 433,8 millions de dollars sur 25 ans. Une partie de cette somme, soit 20 %, serait destinée aux districts miniers.

L’impôt sur les revenus miniers, fixé à 30 % du revenu imposable, constituerait la principale source de recettes fiscales du modèle, avec environ 1,92 milliard de dollars sur l’ensemble de la période. La taxe sur les revenus exceptionnels générerait, pour sa part, environ 640,16 millions de dollars.

Les communautés situées autour des sites miniers bénéficieraient également du Community Development Fund. Les entreprises minières doivent y consacrer au moins 1 % de leurs revenus bruts annuels. Dans le scénario étudié, ce mécanisme représenterait environ 144,6 millions de dollars sur 25 ans.

Le modèle prévoit également une participation gratuite et non diluable de 10 % de l’État dans les grandes exploitations minières. La législation permet en outre à l’État d’acquérir une participation supplémentaire pouvant atteindre 35 %, sous réserve des conditions et autorisations prévues.

Au total, le gouvernement et les communautés recevraient environ 154,6 millions de dollars au cours d’une année de pleine production, soit 25,8 % des ventes brutes estimées cette année-là. Sur l’ensemble des 25 ans, leur part cumulée atteindrait environ 3,627 milliards de dollars.

Le ministre Julius Daniel Mattai a appelé à renforcer la transparence dans la gestion des ressources minières, notamment à travers une meilleure mesure de la production et des exportations, la numérisation des accords de développement communautaire et une modélisation systématique des projets avant la signature des contrats.

The Calabash Newspaper précise que le scénario présenté est purement illustratif et ne correspond pas à une compagnie minière existante en Sierra Leone. Le gouvernement entend ainsi montrer, à partir du cadre légal actuel, comment les différentes taxes et contributions peuvent affecter les recettes tirées de l’exploitation des ressources minières.

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