(AfriquesPlus) - Deux lectures radicalement opposées d’une même arrestation collective. Selon Jeune Afrique, qui rapporte l’affaire dans un article publié le 13 octobre 2026, les autorités algériennes ont annoncé dimanche 11 octobre l’interpellation, début octobre, de 61 ressortissants marocains soupçonnés de préparer des « actes de sabotage ».
Dans un communiqué relayé par les médias publics, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) évoque « un réseau criminel international marocain ». Elle affirme que ces 61 personnes, parmi lesquelles figure un ancien militaire de l’armée marocaine, « s’apprêtaient à commettre des actes de sabotage portant atteinte à la sécurité et à l’ordre publics dans le pays ». Le communiqué ne détaille toutefois pas les actions qu’elles auraient planifiées, souligne Jeune Afrique.
D’après la DGSN, le groupe a atterri en Tunisie avant de gagner l’Algérie par des « sentiers montagneux escarpés et des passages forestiers isolés » de la région d’El Kala, dans la wilaya d’El Tarf, limitrophe de la frontière tunisienne. Ses membres auraient ensuite rejoint Oran par voie terrestre pour préparer leurs plans.
Les autorités algériennes décrivent un réseau organisé « extrêmement dangereux » et disent avoir saisi des passeports ainsi que des sommes en dirhams marocains et en euros.
Jointe par Jeune Afrique, une source officieuse à Rabat dénonce une « pure affabulation », un « scénario sécuritaire monté de toutes pièces » par Alger après l’arrestation de candidats à l’émigration clandestine. L’objectif, selon elle, serait de faire passer un groupe de migrants pour une « pseudo-cellule subversive ».
Ces migrants cherchaient vraisemblablement, d’après la même source, à gagner l’Europe grâce à des réseaux de passeurs installés dans la région d’Oran. Plusieurs dizaines de ressortissants marocains interceptés pour tentative d’émigration illégale sont actuellement emprisonnés en Algérie.