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Uranium, le Niger reprend la main sur le projet de Madaouela
Avec 40 % du capital et une redevance initiale de 10 millions de dollars, Niamey entend tirer davantage de revenus du projet de Madaouela, qui devrait aussi générer environ 1 000 emplois.
 

(AfriquesPlus) - Le Niger a signé une nouvelle convention minière avec la Madaouela Mining Company (MAMICO) pour relancer le projet d’exploitation d’uranium de Madaouela, dans le nord du pays. L’accord, annoncé mercredi 23 septembre 2026, prévoit notamment une participation accrue de l’État nigérien dans le projet. L’information a été rapportée jeudi 25 septembre par Africanews, avec l’Agence France-Presse (AFP).

La nouvelle configuration de MAMICO attribue 40 % du capital à l’État nigérien, contre 20 % auparavant, tandis que le groupe australien Atomic Eagle en détient 60 %. Le projet est situé dans la région d’Agadez, un important bassin minier du Niger.

La convention prévoit le versement d’une redevance initiale de 10 millions de dollars à l’État nigérien. Elle comprend également des engagements portant sur le développement local et le renforcement des capacités de l’administration chargée des activités minières.

Selon le ministère nigérien des Mines, le projet devrait contribuer à la création d’environ 1 000 emplois destinés notamment aux jeunes Nigériens. Les entreprises nationales devraient par ailleurs être privilégiées dans le cadre des engagements liés au contenu local.

Le nouvel accord met fin à une période de différend autour du permis « Madaouela I ». Celui-ci était revenu dans le domaine public de l’État en juillet 2024. Les autorités nigériennes avaient alors engagé une procédure visant à reprendre le contrôle du projet.

Cette relance intervient dans un contexte de réorganisation du secteur de l’uranium au Niger depuis l’arrivée au pouvoir des autorités militaires en 2023. Niamey affirme vouloir renforcer son contrôle sur les ressources naturelles et accroître la part de l’État dans les projets miniers.

Le secteur de l’uranium reste également marqué par le différend entre Niamey et le groupe français Orano. Les autorités nigériennes ont nationalisé la filiale locale du groupe, tandis qu’Orano a engagé plusieurs procédures judiciaires, accusant le Niger d’avoir confisqué ses actifs.

Le Niger cherche parallèlement à diversifier ses partenariats dans le secteur minier, dans un contexte de dégradation de ses relations avec la France et de rapprochement avec de nouveaux partenaires, notamment la Russie. Le projet de Madaouela constitue ainsi un nouvel élément de la stratégie affichée par Niamey pour reprendre davantage de contrôle sur l’exploitation de ses ressources minières.

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