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Mali, les travaux d’un dépôt pétrolier au Ghana perturbent les livraisons de carburant
La rénovation du dépôt de Bolgatanga contraint BOST Energies à revoir son dispositif logistique, avec des acheminements désormais effectués par camions depuis Tema. Le Mali et le Burkina Faso voient ainsi leurs volumes temporairement réduits.
 

(AfriquesPlus) - La rénovation du dépôt de Bolgatanga contraint la société publique ghanéenne BOST Energies à réduire temporairement les volumes destinés au Mali et au Burkina Faso. Les expéditions se poursuivent depuis Tema, mais par un itinéraire plus long et plus coûteux.

Dans une dépêche publiée le 23 septembre 2026, l’agence APA rapporte que BOST Energies attribue cette baisse des livraisons aux travaux engagés dans son dépôt de Bolgatanga, dans le nord du Ghana. Cette installation constitue un point important du dispositif d’approvisionnement des marchés sahéliens.

Pour le Mali, la société ghanéenne indique avoir livré 10 000 tonnes de carburant, alors qu’une demande supplémentaire de 40 000 tonnes avait été formulée pour les mois d’août et de septembre. Le Burkina Faso a, pour sa part, reçu 40 000 tonnes sur les 80 000 tonnes demandées pour juillet et août.

Face à la fermeture partielle de Bolgatanga, BOST a réorganisé provisoirement ses opérations. Les produits pétroliers sont désormais acheminés par camions-citernes depuis le dépôt de Tema, sur la côte ghanéenne, vers les marchés du nord.

Ce changement rallonge le trajet et réduit l’efficacité économique du corridor habituel. En temps normal, l’approvisionnement du nord du Ghana repose sur un dispositif combinant notamment pipelines, barges et dépôts.

BOST avait initialement expliqué la réduction de ses exportations par la nécessité de préserver l’approvisionnement du marché intérieur ghanéen, dans un contexte marqué par la hausse des coûts internationaux et une progression de la consommation de diesel.

Dans une clarification publiée le 18 septembre, l’entreprise a toutefois écarté le risque d’une pénurie imminente au Ghana. Elle a également assuré que la réduction des volumes destinés aux pays sahéliens n’était liée à aucune considération politique, diplomatique ou sécuritaire.

La société publique ghanéenne affirme que les travaux à Bolgatanga sont proches de leur achèvement et que les capacités habituelles d’exportation devraient être rétablies après leur finalisation. Aucune date précise de reprise normale n’a cependant été communiquée.

Pour le Mali, pays enclavé dont l’approvisionnement en hydrocarbures dépend de plusieurs corridors régionaux, cette perturbation met en évidence la vulnérabilité des chaînes logistiques. Le maintien des expéditions depuis Tema permet de préserver le corridor ghanéen, mais avec des volumes temporairement réduits.

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