(AfriquesPlus) - Le président nigérian Bola Ahmed Tinubu a signé une loi prolongeant de trois mois l’exécution du budget 2025, désormais maintenue jusqu’au 31 décembre 2026. La mesure doit notamment permettre à l’administration d’achever plusieurs projets d’investissement déjà engagés.
Dans un article publié le 30 septembre 2026, le média nigérian Sahara Reporters rapporte que le chef de l’État a promulgué l’Appropriation (Amendment) (No. 4) Bill, 2025, après son adoption par le Sénat et la Chambre des représentants le 29 septembre.
Le texte repousse ainsi la date limite d’exécution du budget 2025, initialement fixée au 30 septembre 2026. Cette prolongation concerne les ministères, départements et agences de l’État, qui disposeront de trois mois supplémentaires pour utiliser les crédits déjà approuvés.
Selon la présidence nigériane, citée par Sahara Reporters, l’objectif est notamment de donner davantage de temps aux administrations pour achever les projets d’investissement en cours. L’exécutif veut également éviter que l’expiration du délai budgétaire n’interrompe certains programmes publics considérés comme prioritaires.
La présidence estime que la mesure permettra de s’assurer que les fonds déjà autorisés soient effectivement utilisés avant la clôture de l’exercice prolongé. Elle intervient alors que plusieurs projets financés sur le budget 2025 restent à finaliser.
La promulgation est intervenue au lendemain de l’adoption de l’amendement par les deux chambres du Parlement. Bola Tinubu a salué la rapidité du processus législatif et présenté cette adoption comme un signe de coopération entre l’exécutif et le Parlement.
La prolongation ne constitue pas une nouvelle loi de finances pour 2026, mais une modification du calendrier d’exécution du budget 2025. Elle permet aux ministères, départements et agences de continuer à engager et utiliser les crédits déjà prévus dans ce budget jusqu’au 31 décembre.
Cette décision intervient alors que le gouvernement nigérian cherche à accélérer la réalisation de ses programmes d’investissement et à améliorer l’utilisation des ressources publiques. Le texte signé par le président ne précise toutefois pas, dans les éléments rapportés par Sahara Reporters, le montant des crédits concernés par cette prolongation.