(Afriquesplus)- Le Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a adopté plusieurs réformes lors de sa troisième session ordinaire de l’année 2026, tenue à Dakar. L’Agence de presse africaine (APA), qui rapporte l’information, indique que les décisions portent notamment sur les marchés publics, la protection sociale, le fonctionnement des institutions communautaires et le financement des projets prioritaires des États membres.
À l’issue des travaux, le président du Conseil des ministres de l’UEMOA, le ministre burkinabè de l’Économie et des Finances Aboubakar Nacanabo, a salué la qualité des échanges et le climat ayant prévalu durant les délibérations. Il a également souligné l’importance de préserver les acquis de l’Union et de poursuivre les réformes destinées à renforcer la stabilité et la résilience de la région.
Une réforme des marchés publics
Parmi les principales décisions figure l’adoption d’un projet de directive portant harmonisation communautaire des marchés publics. Cette réforme vise à renforcer le cadre juridique applicable à la commande publique dans l’espace UEMOA.
Le nouveau dispositif doit notamment contribuer à améliorer l’absorption des crédits d’investissement par les États membres et à sécuriser davantage les procédures de passation des marchés. Il s’inscrit ainsi dans les efforts visant à améliorer l’efficacité de la dépense publique et à accélérer la réalisation des investissements.
Une nouvelle stratégie de protection sociale
Le Conseil a également adopté une stratégie régionale de protection sociale à l’horizon 2025. Celle-ci doit accompagner les États membres dans la mise en place de cadres institutionnels et organisationnels permettant d’étendre la couverture sociale.
Une attention particulière est accordée à l’équité et à l’accès aux mécanismes de protection sociale pour les populations les plus vulnérables.
Des mesures pour les institutions communautaires
Les ministres ont par ailleurs adopté plusieurs règlements codifiant certaines dispositions relatives au statut du greffier de la Cour de justice de l’UEMOA. Ces textes visent à préciser le fonctionnement de cette institution judiciaire communautaire.
Les échanges ont également porté sur différents dossiers judiciaires et institutionnels, ainsi que sur le projet d’ouverture d’un bureau de représentation de la Commission de l’UEMOA en France.
L’AMF-UEMOA et les paiements panafricains
Au cours de la session, les comptes de l’Autorité des marchés financiers de l’UEMOA (AMF-UEMOA) ont été examinés et approuvés.
Le Conseil s’est également penché sur la participation des institutions et des banques commerciales de l’Union au système panafricain de paiement et de règlement. Cette intégration doit favoriser le développement des échanges commerciaux et financiers au sein de l’espace régional et à l’échelle du continent.
La BOAD appelée à mobiliser davantage de ressources
Enfin, le Conseil des ministres a adopté une décision relative à la renonciation aux immunités et privilèges de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), dans le cadre de la mobilisation de financements auprès de plusieurs partenaires techniques et financiers.
La mesure doit permettre à la banque de renforcer son accès à de nouvelles ressources et, par conséquent, sa capacité à financer des projets prioritaires et structurants dans les États membres.
Ces différentes décisions interviennent alors que l’UEMOA cherche à consolider ses mécanismes d’intégration économique et financière et à renforcer l’efficacité de ses institutions communautaires.