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Centrafrique, la contestation persiste après la hausse des prix du carburant
À Bangui, la mesure commence à peser sur les transports et le prix des marchandises, tandis que l’opposition, les syndicats et la société civile demandent au gouvernement de revenir sur sa décision.
 

(AfriquesPlus) – Une semaine après la hausse des prix des carburants décidée par le gouvernement centrafricain, la mesure continue de susciter des critiques de l’opposition, de la société civile et des organisations syndicales, alors que ses premières répercussions se font sentir sur les transports et les prix des marchandises.

Dans un reportage publié le 7 octobre, Radio France Internationale (RFI) rapporte que le litre d’essence est désormais vendu à 1 150 francs CFA, contre 1 050 auparavant. Le prix du gasoil est passé de 1 250 à 1 400 francs CFA. Il s’agit de la troisième hausse des prix à la pompe en trois ans.

Le gouvernement justifie cette décision par la nécessité de faire face aux difficultés d’approvisionnement en carburant et de renflouer les caisses de l’État, dans un contexte de fortes contraintes de trésorerie.

La hausse commence toutefois à se répercuter sur le quotidien des Centrafricains. Les tarifs des transports ont augmenté dans la capitale Bangui, tandis que le renchérissement du carburant alimente également la hausse du prix de certaines marchandises.

La décision suscite une opposition croissante. Des organisations de la société civile demandent au gouvernement de revenir sur la nouvelle grille tarifaire, estimant qu’elle risque d’accentuer la pression sur les ménages. Une plateforme regroupant une quinzaine d’organisations a notamment appelé à l’annulation de la mesure.

Les centrales syndicales et l’opposition politique contestent également cette augmentation, alors que le pouvoir défend une mesure présentée comme nécessaire pour répondre aux difficultés économiques et financières du pays.

La République centrafricaine reste fortement dépendante des importations de produits pétroliers, notamment via le port camerounais de Douala. Cette dépendance rend les coûts d’approvisionnement particulièrement sensibles aux contraintes logistiques et aux fluctuations des prix.

Pour les autorités, l’augmentation doit contribuer à rétablir l’équilibre des finances publiques et à répondre à la crise persistante du carburant. Pour ses détracteurs, elle risque surtout d'accroître le coût de la vie dans un pays où une large partie de la population dispose de revenus modestes.

Une semaine après son entrée en vigueur, la nouvelle tarification place ainsi le gouvernement centrafricain face à un double défi : maintenir l’approvisionnement du marché tout en contenant les effets de la hausse sur les ménages et l’activité économique.

Les critiques sont les bienvenues. Les attaques personnelles, les insultes et les propos injurieux seront supprimés.
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