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Nigeria, un plafond de 1 350 nairas envisagé pour le coût de l’essence
Alors que la flambée des prix de l’essence alimente les tensions sur le coût de la vie, Abuja cherche à limiter l’impact des variations du marché pétrolier sur les consommateurs. Le dispositif envisagé prévoit notamment une révision mensuelle du seuil...
 

(AfriquesPlus) – Face à la hausse des prix du carburant et à la pression sur les ménages, le gouvernement nigérian prépare un mécanisme destiné à limiter les fluctuations du prix de l’essence. Dans un article publié le 8 octobre 2026, le quotidien nigérian Vanguard rapporte que l’exécutif envisage de négocier un plafond de 1 350 nairas par litre pour le coût « ex-gantry », c’est-à-dire le prix du carburant avant les coûts supplémentaires liés à sa distribution.

L’annonce a été faite à Abuja par le ministre des Finances et ministre coordinateur de l’Économie, Taiwo Oyedele, lors d’une conférence de presse consacrée aux prix des carburants et aux questions liées aux subventions.

Le mécanisme envisagé vise à éviter que les variations des cours mondiaux du pétrole brut et du taux de change ne se répercutent immédiatement sur les prix à la pompe. Si le coût du carburant dépasse le plafond fixé, les raffineurs et les importateurs supporteraient dans un premier temps la différence, qui pourrait ensuite être récupérée lorsque les conditions du marché redeviendraient plus favorables.

Selon le ministre, ce dispositif ne constitue ni une subvention ni un contrôle des prix, mais un mécanisme de lissage destiné à réduire les variations brutales du prix de l’essence. Le plafond serait réexaminé chaque mois et les données rendues publiques.

Cette annonce intervient alors que la flambée des prix du carburant pèse sur les coûts de transport et, plus largement, sur les ménages et les entreprises nigérians. Le gouvernement a également annoncé une réduction temporaire sur l’essence vendue par la compagnie publique NNPC Limited pendant 30 jours, avec une priorité accordée aux transporteurs publics.

Taiwo Oyedele a précisé que cette mesure ne constituait pas un retour aux subventions. Selon lui, le gouvernement demande à NNPC Limited de vendre le carburant à son coût pendant cette période.

L’exécutif prévoit également de recourir à des ventes anticipées de pétrole brut aux raffineries locales. L’objectif est de donner davantage de visibilité aux raffineurs sur leurs coûts et de réduire l’exposition des prix domestiques aux fluctuations du marché international.

Le gouvernement entend par ailleurs agir sur d’autres facteurs qui renchérissent le transport et la logistique, notamment certaines taxes et redevances. Il prévoit aussi de renforcer les transferts monétaires destinés aux ménages vulnérables, le financement à coût réduit pour les petites entreprises et le déploiement du gaz naturel comprimé (GNC).

Ces annonces interviennent dans un contexte de débat renouvelé au Nigeria sur la politique des subventions aux carburants, supprimées en 2023. Le gouvernement assure vouloir préserver les réformes engagées tout en limitant leur impact sur les consommateurs.

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