(AfriquesPlus) - Selon Jessica Donati, de l’agence Reuters, qui a publié l’information le 9 octobre, les forces de Vectus Global ont essuyé mi-septembre une embuscade dans l’est du pays. Le bilan : au moins vingt morts et blessés, d’après des sources proches du gouvernement et de l’entreprise.
L’attaque a eu lieu le 17 septembre dans le Sud-Kivu. Deux sources travaillant avec le gouvernement congolais indiquent à Reuters que les morts comptent au moins sept Congolais et un ancien membre des forces spéciales néo-zélandaises. Parmi les blessés figurent un autre prestataire étranger et Tim Kennedy, ancien béret vert américain et ancien combattant de l’UFC.
Trois sources affirment à l’agence que Kennedy a survécu avec trois blessures par balle à la jambe. Il est soigné au centre médical militaire Walter Reed, près de Washington. Une source proche de l’opération précise que l’entreprise n’avait jusque-là subi aucune perte en RDC.
Une source directement informée de l’opération explique que l’équipe de Vectus se déplaçait entre deux sites lorsque l’embuscade a été tendue. Selon elle, la sophistication de l’attaque laisse penser que des forces rwandaises y ont participé. « Cela renforce la nécessité de rétablir la souveraineté de la RDC. C’est un endroit incroyablement dangereux en ce moment », confie-t-elle à Reuters. Deux autres sources attribuent l’embuscade à l’armée rwandaise.
Le rôle de l’entreprise de l’allié de Donald Trump a pris de l’ampleur. D’après Jessica Donati, son mandat initial consistait à sécuriser et à améliorer la collecte des revenus tirés des vastes ressources minières congolaises. Ses équipes se sont ensuite déployées à Uvira début 2026, dans le cadre d’un accord négocié par Washington pour le retrait des rebelles soutenus par Kigali.