(AfriquesPlus) - Dans un communiqué publié le 22 août 2026, l’Organisation mondiale de la santé (OMS),evient sur une réunion régionale consacrée à la lutte contre l’émaciation des enfants, tenue du 18 au 21 août à Addis-Abeba. Le texte, diffusé par l’OMS Afrique, ne mentionne pas d’auteur individuel.
Des représentants de 11 pays africains, dont le Burkina Faso, le Tchad, la RDC, l’Éthiopie, le Kenya, Madagascar, le Malawi, le Mozambique, le Niger, le Nigeria et le Soudan du Sud, ont dressé le bilan d’une initiative lancée en 2023 pour renforcer la prévention et la prise en charge de la malnutrition aiguë chez les enfants. Les échanges ont notamment porté sur les politiques publiques, l’accès aux soins, les systèmes alimentaires, l’eau, l’assainissement et les dispositifs de protection sociale.
Le phénomène reste particulièrement préoccupant sur le continent. Selon les estimations conjointes de l’UNICEF, de l’OMS et de la Banque mondiale, environ 11,7 millions d’enfants de moins de cinq ans étaient touchés par l’émaciation en Afrique en 2024, dont 2,7 millions dans sa forme sévère. L’Afrique concentre ainsi plus d’un quart des enfants concernés dans le monde.
L’initiative a toutefois permis plusieurs avancées. Vingt-trois pays ont adopté les recommandations de l’OMS publiées en 2023, tandis que plus de trois millions d’enfants ont été dépistés et plus de 80 000 enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère ont bénéficié d’un traitement. Plus de 200 000 enfants et mères ont également reçu des aides financières associées à un accompagnement nutritionnel.
À l’issue de la rencontre, les participants ont appelé à maintenir ces progrès, à renforcer les financements et à mieux coordonner les politiques de santé, de nutrition et de protection sociale. Pour l’OMS et ses partenaires, la priorité est désormais de généraliser les dispositifs qui ont fait leurs preuves afin de réduire durablement l’émaciation infantile sur le continent.