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Le Zimbabwe rompt avec son passé économique chaotique
Longtemps symbole d'hyperinflation et de crises monétaires à répétition, le pays amorce un redressement économique que les marchés internationaux peinent encore à reconnaître, selon Citigroup
 

(AfriquePlus) - Le Zimbabwe opère une rupture avec son passé économique chaotique, selon une note de la banque américaine Citigroup relayée par Bloomberg le 25 août 2026. L'établissement estime que la réputation sulfureuse du pays continue de freiner la reconnaissance de cette transformation par les investisseurs internationaux.

David Cowan, économiste en chef pour l'Afrique chez Citigroup, souligne que l'écart entre perception et réalité s'est creusé face à la rapidité du redressement engagé depuis 2025. Il rappelle que l'inflation, qui atteignait en moyenne 736 % en 2024, devrait tomber à 8 % cette année, tandis que le déficit budgétaire devrait s'équilibrer après être descendu à -6,7 % du PIB en 2023, des problèmes budgétaires ayant longtemps expliqué, selon lui, six années de contraction économique entre 2005 et 2024.

Ce redressement s'appuie notamment sur la hausse des cours de l'or, l'essor du lithium, l'introduction en 2024 de la monnaie adossée à l'or ZiG, ainsi que l'arrêt de l'impression monétaire, accompagnés d'un programme de suivi du FMI approuvé en avril.

Le pays négocie depuis 2022 la restructuration de sa dette, jugée par Citigroup toujours insoutenable, la France et le Royaume-Uni ayant accepté de coprésider l'organe chargé de restructurer les 21,3 milliards de dollars dus aux créanciers. Cowan note enfin que l'économie reste largement dollarisée, la Banque centrale peinant à satisfaire la demande de devises, ce qui maintient un taux de change parallèle avec un écart inférieur à 20 % par rapport au taux officiel.

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