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Côte d’Ivoire, la filière café-cacao se prépare au nouveau système de traçabilité
Entre exigences européennes, lutte contre la déforestation et sécurisation des revenus des producteurs, la filière ivoirienne veut mieux maîtriser le parcours de ses fèves, de la plantation jusqu’à l’exportation.
 

(AfriquesPlus) - La région de la Nawa, l’un des principaux bassins de production de cacao de Côte d’Ivoire, accélère sa préparation à l’entrée en vigueur du Système national de traçabilité. Le dispositif doit permettre de mieux suivre l’origine des produits, de sécuriser leur commercialisation et de répondre aux nouvelles exigences des marchés internationaux, notamment européennes.

Selon un article publié par l’Agence ivoirienne de presse (AIP) le 20 août 2026, les acteurs de la filière dans la Nawa ont été mobilisés autour de ce nouveau dispositif. La démarche s’inscrit dans une campagne de sensibilisation conduite par le Conseil du Café-Cacao auprès des producteurs, des coopératives et des autres intervenants de la chaîne de valeur.

Le Système national de traçabilité doit permettre de suivre le parcours du café et du cacao depuis les plantations jusqu’aux points d’exportation. Il repose notamment sur l’identification des producteurs, la collecte de données sur les parcelles et la traçabilité des lots commercialisés.

Au cœur du dispositif figure la carte du producteur, qui doit permettre d’identifier officiellement les planteurs et de rattacher les produits à leur origine. Le Conseil du Café-Cacao entend ainsi disposer de données plus fiables sur les producteurs et renforcer la transparence des opérations commerciales dans une filière stratégique pour l’économie ivoirienne.

Le dispositif comprend également des outils destinés à sécuriser les transactions et à suivre les produits tout au long de la chaîne. Le Terminal de paiement électronique doit notamment contribuer à sécuriser les achats de cacao et à garantir l’application du prix officiel bord champ, tandis que les scellés permettent d’identifier les lots et de suivre leur parcours jusqu’à leur embarquement.

Cette réforme répond aussi à la nécessité pour la Côte d’Ivoire de préserver l’accès de son cacao aux marchés internationaux. Le système doit notamment contribuer à répondre aux exigences environnementales et de traçabilité imposées par les marchés européens, dans un contexte où la lutte contre la déforestation liée aux chaînes d’approvisionnement devient un enjeu majeur pour les producteurs et les exportateurs africains.

Dans la Nawa, le Conseil du Café-Cacao multiplie ainsi les actions d’information afin d’accélérer l’enregistrement des producteurs et leur appropriation du nouveau dispositif. Des opérations similaires sont menées dans d’autres zones de production du pays, notamment à San Pedro, dans le Lôh-Djiboua et dans le Sud-Comoé.

Pour les autorités ivoiriennes et les acteurs de la filière, l’objectif est désormais de faire de la traçabilité un outil de sécurisation de la production et de maintien de la compétitivité du cacao ivoirien. L’enjeu est d’autant plus important que le pays reste fortement dépendant des marchés extérieurs pour l’écoulement de sa production et doit adapter sa chaîne d’approvisionnement à des normes internationales de plus en plus exigeantes.

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