(AfriquePlus) - La visite effectuée le 24 août par l'envoyé spécial de l'Union africaine pour la Corne de l'Afrique, Olusegun Obasanjo, à Mekele n'a pas permis de relancer le dialogue avec le gouvernement fédéral éthiopien, ont indiqué le lendemain les autorités tigréennes, citées par RFI le 26 août 2026. L'ancien président nigérian, artisan des accords de Pretoria signés en 2022, s'était déjà rendu dans la région en juin dernier.
Les autorités tigréennes déplorent l'absence de suivi des discussions entamées à cette occasion, au cours desquelles elles avaient identifié cinq points d'entrée pour un dialogue avec Addis-Abeba, notamment la fin de l'encerclement militaire du Tigré et le rétablissement du statut du Front de libération du peuple du Tigré. Elles dénoncent, depuis l'accord de 2022, des assurances non tenues et une détérioration continue de la situation, tout en se disant prêtes à un dialogue crédible soutenu par la communauté internationale.
Le vice-président du TPLF, Amanuel Assefa, a précisé à l'AFP que cette visite restait informelle et n'avait pas été annoncée au préalable. Addis-Abeba n'a de son côté formulé aucun commentaire.
Cette impasse survient alors que les deux camps, opposés lors d'une guerre meurtrière entre 2020 et 2022, continuent de masser des troupes de part et d'autre de la frontière régionale, s'accusant mutuellement de vouloir relancer le conflit.