L’Ouganda et le Burundi pourraient bientôt rejoindre la force de sécurité internationale envisagée pour Gaza afin de soutenir le fragile cessez-le-feu. Des délégations militaires des deux pays se sont rendues récemment en Israël pour discuter des modalités d’un éventuel déploiement.
Des responsables militaires ougandais et burundais se sont rendus en Israël la semaine dernière pour examiner la possibilité de participer à une force internationale destinée à assurer la sécurité dans la bande de Gaza. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts du Conseil pour la paix du président américain Donald Trump visant à consolider le cessez-le-feu et à créer les conditions d’une stabilisation durable du territoire palestinien.
Selon un responsable du Conseil pour la paix, cité sous couvert d’anonymat par l’Associated Press, des responsables ougandais ont rejoint une délégation militaire burundaise lors de ces discussions. Kampala serait en train de finaliser les modalités de sa participation, après l’approbation par son Parlement, ce mois-ci, du principe d’un envoi de troupes. En revanche, aucun accord définitif n’aurait encore été conclu avec le Burundi.
Les contours précis de la participation des deux pays restent toutefois flous. Les autorités n’ont pas encore indiqué clairement quelles missions leurs soldats pourraient accomplir, ni quelles contreparties pourraient être accordées à leurs gouvernements en échange de leur engagement. Les porte-parole des armées ougandaise et burundaise n’ont, pour l’heure, pas répondu aux sollicitations de l’AP.
La constitution de cette force internationale avance par ailleurs lentement. Si Kampala et Bujumbura donnent finalement leur feu vert, ils rejoindraient plusieurs autres pays ayant déjà accepté de participer au dispositif, notamment le Maroc, le Kosovo, le Kazakhstan et l’Albanie.
L’Ouganda envisagerait de fournir environ 1 200 militaires, ce qui ferait de son contingent l’un des plus importants de la future force. Le Maroc, pour sa part, pourrait déployer jusqu’à 500 soldats.
L’éventuelle arrivée de troupes africaines à Gaza constituerait une évolution majeure dans les efforts internationaux visant à sécuriser le territoire. Elle soulève cependant de nombreuses questions, notamment sur les règles d’engagement, la chaîne de commandement, la sécurité des soldats et l’acceptabilité politique d’une présence militaire étrangère dans un territoire toujours marqué par les conséquences de la guerre.
Pour Kampala comme pour Bujumbura, une décision définitive nécessiterait donc de clarifier les conditions politiques et militaires de cette mission. Pour l’heure, les discussions se poursuivent et aucun calendrier précis de déploiement n’a encore été annoncé.