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Haïti : Kenscoff plongé dans l’horreur, des otages menacés d’exécution
Haïti fait face à une nouvelle flambée de violence des gangs. À Kenscoff, près de Port-au-Prince, une attaque meurtrière a fait 47 morts et plus de 50 personnes enlevées, selon les informations rapportées par les autorités et les survivants.
 

(AfriquesPlus) Haïti fait face à une nouvelle flambée de violence des gangs. À Kenscoff, près de Port-au-Prince, une attaque meurtrière a fait 47 morts et plus de 50 personnes enlevées, selon les informations rapportées par les autorités et les survivants.

Le bilan témoigne de l’extrême brutalité de l’assaut. Des familles entières auraient été tuées à leur domicile tandis que, dans un cas particulièrement tragique, des membres d’un gang auraient enfermé plusieurs personnes dans une maison avant d’y mettre le feu.

La situation est d’autant plus alarmante que les ravisseurs menacent désormais d’exécuter leurs otages si les forces de sécurité haïtiennes tentent de reprendre leurs positions. Il s’agit de l’un des plus importants enlèvements collectifs enregistrés ces dernières années dans le pays.

 Des gangs qui étendent leur emprise

Selon les estimations citées dans le reportage, les groupes armés contrôlent environ 70 % de Port-au-Prince, ainsi que de vastes territoires dans le centre du pays. Cette emprise territoriale réduit considérablement la capacité des autorités à protéger les populations et à rétablir l'ordre.

À Kenscoff, les témoignages des habitants décrivent une population traumatisée par les assassinats et les enlèvements. « Les bandits ont causé beaucoup de dégâts », témoigne notamment un habitant, évoquant la mort de nombreux jeunes de la région.

 Une crise humanitaire qui s'aggrave

La nouvelle attaque intervient dans un contexte humanitaire particulièrement dramatique. Selon les chiffres de l’ONU publiés mardi, plus de 3 000 personnes auraient été tuées et environ 1 400 blessées entre janvier et juin.

La violence a également provoqué le déplacement de 1,5 million de personnes, un niveau jamais atteint dans l'histoire récente du pays. Des milliers de familles ont ainsi été contraintes d'abandonner leur domicile pour tenter de trouver refuge dans des zones moins exposées.

 Des élections sous haute tension

Cette dégradation sécuritaire intervient alors qu'Haïti doit organiser des élections le 13 décembre, les premières prévues depuis une décennie.

La multiplication des attaques et le contrôle territorial exercé par les gangs soulèvent cependant de sérieuses interrogations sur la capacité des autorités à garantir la sécurité des électeurs et à organiser un scrutin crédible sur l'ensemble du territoire.

Entre massacres, enlèvements massifs et déplacements de population, Kenscoff illustre une nouvelle fois l'effondrement sécuritaire auquel Haïti est confronté. À quelques mois des élections, le pays apparaît plus que jamais pris au piège de la violence des gangs et de l'impuissance des autorités.

Les critiques sont les bienvenues. Les attaques personnelles, les insultes et les propos injurieux seront supprimés.
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