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La CAF accusée d'avoir menti sur le soutien à Infantino
Motsepe, Lekjaa, Yahya, Waberi sont les seuls à s'être prononcés pour Gianni Infantino lors du Comité exécutif de la CAF du 6 août. Le reste a préféré se taire, ce qui n'a pas empêché l'instance d'annoncer un soutien « à l'unanimité »
 

(AfriquePlus) - Quatre voix, pas une de plus. Contrairement à ce qu'a annoncé officiellement la Confédération africaine de football, le soutien du Comité exécutif à Gianni Infantino n'a jamais été unanime. En réalité, seuls quatre dirigeants se sont prononcés en faveur du président de la FIFA, révèle Sport News Africa dans un article signé Romain Molina, publié le 18 août 2026.

Habituée à déformer la réalité — de ses bilans financiers aux comptes-rendus de ses réunions —, la CAF a encore forcé le trait en évoquant un soutien « à l'unanimité », écrit le journaliste.

Réuni le jeudi 6 août, le Comité exécutif n'a en fait jamais affiché d'unité sur la question, rapporte Sport News Africa. Seuls quatre dirigeants ont déclaré, lors de la réunion, être derrière le patron du football mondial : Patrice Motsepe, Fouzi Lekjaa (président de la Fédération royale marocaine), Ahmed Yahya (président de la fédération mauritanienne) et Souleiman Waberi (président de la fédération djiboutienne). « Des noms qui ne surprendront personne », commente l'article.

Si Idriss Diallo, président de la fédération ivoirienne, figure parmi les autres présidents favorables à un maintien d'Infantino au sein du Comex, le reste des membres n'a pas répondu et a préféré s'abstenir de tout commentaire, indique la même source.

En privé, plusieurs dirigeants ont « littéralement halluciné » face au fossé entre le communiqué officiel et la teneur réelle des discussions en coulisses, rapporte Sport News Africa. Attention toutefois à ne pas surinterpréter ce mutisme : le silence de la majorité ne signifie nullement une opposition frontale à Infantino, souligne l'article.

Pourquoi tant de réserve ? Beaucoup de dirigeants préfèrent temporiser en attendant de voir quelles tendances se dessineront, analyse le média. Le président de la FIFA conserve de solides appuis en Afrique, grâce à un programme qui promet davantage d'argent aux fédérations (et à leurs dirigeants), ou parce que certains redoutent que la Commission d'éthique de la FIFA n'ouvre un dossier sur leur gestion.

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