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Mali : le bilan de l’attaque de Dioura s’alourdit à une centaine de militaires tués
Une semaine après l’attaque, les conséquences de l’assaut contre le camp de Dioura continuent de se préciser. De nombreux militaires portés disparus auraient en réalité péri dans les combats, portant le bilan à plus d’une centaine de soldats tués.
 

(AfriquesPlus) - Au Mali, le bilan de l’attaque menée le 10 septembre contre le camp militaire de Dioura, dans la région de Mopti, s’alourdit considérablement. Selon plusieurs sources citées dans les informations disponibles, plus de 100 militaires maliens auraient été tués, soit environ deux fois plus que les premières estimations. Plusieurs dizaines d’autres soldats auraient été capturés par les combattants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), affilié à al-Qaïda.

Une semaine après l’attaque, les conséquences de l’assaut contre le camp de Dioura continuent de se préciser. De nombreux militaires initialement portés disparus auraient en réalité péri dans les combats, portant le bilan à plus d’une centaine de soldats tués, selon plusieurs sources locales.

Ce nouveau bilan, qui reste fondé sur des sources non officielles, serait ainsi deux fois supérieur aux premières estimations recueillies au lendemain de l’attaque.

L’attaque avait été menée le 10 septembre 2026 contre une importante position des Forces armées maliennes (Fama) dans la région de Mopti.

Le Jnim, groupe lié à al-Qaïda, avait revendiqué l’opération et affirmé avoir pris le contrôle du camp avant de se retirer. Les jihadistes ont ensuite diffusé des vidéos montrant une partie du matériel récupéré ainsi que des militaires maliens capturés.

Sur ces images de propagande, plusieurs dizaines de soldats déclinent leur identité et leur numéro de matricule. Des véhicules appartenant à l’armée malienne sont également présentés, ainsi qu’une importante quantité d’armes de guerre.

Ces éléments viennent alimenter les interrogations sur l’ampleur réelle des pertes subies par les forces maliennes lors de l’assaut.

 Les autorités maliennes annoncent une riposte

Après l’attaque, les Fama ont annoncé avoir engagé des opérations de riposte. Dans leur communication, l’armée malienne a fait état d’« opérations aéroterrestres contre les assaillants » et de la « neutralisation » de plusieurs dizaines de combattants jihadistes affiliés à al-Qaïda.

Cette version contraste avec les images diffusées par le Jnim, qui montrent des militaires capturés, des véhicules saisis et des armes présentées comme provenant du camp.

Les informations disponibles ne permettent toutefois pas d’établir de manière indépendante l’ensemble des pertes enregistrées par les deux camps.

 Les interrogations des habitants

À Dioura, l’attaque suscite de profondes inquiétudes parmi les habitants. Le nouveau bilan et l’absence persistante de militaires dans le camp renforcent les interrogations sur la capacité des forces de sécurité à protéger la population.

Des habitants cités dans le récit s’interrogent notamment : « Finalement, qui doit nous protéger ? », « Pourquoi l’armée n’a-t-elle pas envoyé de renforts ? » ou encore « Nous sommes très inquiets pour l’avenir ».

Ces réactions traduisent l’inquiétude qui règne dans cette partie du centre du Mali, confrontée depuis plusieurs années aux attaques de groupes armés.

# Un camp déjà pris pour cible

L’attaque du 10 septembre n’est pas la première à viser la position militaire de Dioura.

Le camp, considéré comme l’un des principaux sites militaires du centre du pays, avait déjà été attaqué à plusieurs reprises. En mai 2025, une offensive du Jnim contre cette même position avait fait une quarantaine de morts, selon les informations fournies.

Une semaine après l’attaque de septembre 2026, le camp demeure par ailleurs abandonné par les troupes maliennes, selon les sources locales citées.

 Une nouvelle épreuve pour l’armée malienne

L’attaque de Dioura constitue ainsi un revers important pour les forces maliennes dans une zone où les groupes jihadistes continuent de mener des opérations contre les positions militaires.

L’écart entre les premières estimations et le bilan désormais avancé par plusieurs sources souligne également les difficultés à établir rapidement un bilan fiable des combats dans les zones affectées par l’insécurité.

Avec plus d’une centaine de militaires potentiellement tués et plusieurs dizaines d’autres capturés, l’attaque de Dioura apparaît comme l’une des opérations les plus lourdes attribuées au Jnim contre l’armée malienne ces dernières années. La persistance de l’abandon du camp, une semaine après les faits, alimente en outre les inquiétudes des populations locales sur la sécurité et la capacité de l’armée à maintenir ses positions dans le centre du pays.

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