(AfriquesPlus) - La sécheresse qui s’installe en Martinique met les exploitations agricoles sous forte pression. Dans un article publié le 22 août 2026, La 1ère Franceinfo, Jean-Michel Hauteville décrit une situation particulièrement préoccupante après plusieurs mois de faibles précipitations.
Entre juin et juillet, les Antilles n’ont reçu qu’environ la moitié des pluies habituellement enregistrées. En Martinique, ce déficit a entraîné une nouvelle mise en alerte sécheresse le 17 juillet et affecte aussi bien les cultures que l’élevage. Les producteurs font face à une baisse des rendements, tandis que les éleveurs doivent composer avec la raréfaction des pâturages et l’augmentation du coût de l’alimentation animale.
La filière bovine est particulièrement fragilisée : la mortalité du bétail aurait augmenté de plus de 25 % par rapport à 2025, avec plus d’un millier d’animaux considérés en difficulté. La canne à sucre subit également les effets du manque d’eau, plusieurs producteurs n’ayant pas pu replanter leurs parcelles dans de bonnes conditions.
Les autorités travaillent à une éventuelle reconnaissance de calamité agricole, qui pourrait ouvrir la voie à des indemnisations. En attendant, des opérations de solidarité entre filières permettent notamment d’acheminer des fruits invendables vers les élevages pour compenser le manque de nourriture.
Selon Météo-France, cette situation pourrait devenir plus fréquente avec le dérèglement climatique. La baisse des précipitations et le décalage de la saison des pluies devraient contraindre les agriculteurs martiniquais à revoir durablement leurs pratiques et leurs capacités d’adaptation.