(AfriquesPlus) - Lorsque l’affluence touristique commence à retomber à Mostaganem, les plages retrouvent leur calme et les visiteurs reprennent progressivement la route. Pourtant, à La Salamandre, le mouvement ne s’arrête pas. Dès que le soleil disparaît, familles, jeunes, promeneurs et habitués investissent le front de mer, donnant à la ville un visage plus intime et profondément ancré dans la vie locale.
Le changement s’opère presque sans bruit.
Sur les plages de Mostaganem, les parasols se font plus rares, tandis que le sable retrouve progressivement son calme. Les hôtels et les locations de vacances connaissent moins d’affluence et les familles venues de différentes régions du pays commencent à repartir. La diaspora regagne elle aussi progressivement ses villes et pays de résidence.
Au petit matin, le littoral semble avoir retrouvé une certaine tranquillité. Les rues sont moins encombrées, les terrasses moins sollicitées et le bord de mer paraît soudain plus vaste. La Méditerranée accompagne ce retour au calme.
Mais il suffit d’attendre quelques heures pour que l’atmosphère se transforme.
Lorsque le soleil descend à l’horizon et que la chaleur commence à tomber, La Salamandre se réveille progressivement. Les premiers promeneurs apparaissent sur le large boulevard piéton, bientôt rejoints par des familles, des enfants, des groupes d’amis et des jeunes. La fréquentation augmente au fil de la soirée et les terrasses se remplissent peu à peu.
La circulation automobile ayant déserté cet espace, le front de mer devient alors un lieu privilégié pour marcher, discuter, prendre un café ou simplement profiter de la vue sur la mer.
« On sent que les touristes sont partis. Mais le soir, ici, on retrouve quand même la vie. Nous venons marcher, prendre un café, retrouver les amis. C’est comme si l’ambiance continuait, mais autrement », raconte un habitué.
Cette remarque résume assez bien l’atmosphère particulière qui règne à La Salamandre lorsque la fréquentation touristique diminue.
Quand les habitants reprennent possession du front de mer
Pendant les périodes de forte affluence, Mostaganem connaît une animation intense. Les plages sont très fréquentées, la circulation devient plus dense, les locations affichent complet et les terrasses restent animées jusque tard dans la nuit.
Lorsque cette effervescence retombe, la ville retrouve progressivement ses habitudes.
À La Salamandre, la fréquentation ne disparaît pas pour autant. Elle change surtout de visage. Les familles occupent les premières heures de la soirée, tandis que les jeunes et les groupes d’amis prennent progressivement le relais. Les promenades se prolongent et les cafés continuent de jouer leur rôle de lieux de rencontre.
« Quand il y a beaucoup de visiteurs, on est entourés de vacanciers. Ensuite, c’est différent. On retrouve davantage les habitués, les voisins, les gens d’ici. L’ambiance est moins touristique, mais elle est peut-être plus authentique », confie un riverain.
À travers cette animation quotidienne apparaît une autre Mostaganem, moins spectaculaire mais plus intime, où les habitants retrouvent leurs espaces et leurs habitudes.
La Salamandre, miroir d’une ville
Le contraste est particulièrement visible sur le littoral. À quelques kilomètres, certaines plages ont retrouvé leur tranquillité. Les parasols sont rangés, les visiteurs sont repartis et plusieurs établissements ont réduit leur activité.
À La Salamandre, en revanche, les lumières restent allumées et les terrasses continuent d’accueillir leur clientèle.
Le front de mer devient ainsi le reflet d’une ville qui ne dépend pas uniquement de la fréquentation touristique. Mostaganem continue de sortir, de se rencontrer et de profiter de ses soirées face à la Méditerranée.
Car la ville ne se résume pas à ses plages. Son identité se construit aussi dans ces rendez-vous ordinaires qui rythment la vie quotidienne : un café partagé, une promenade en famille, une discussion entre voisins ou une rencontre entre amis.
Ces habitudes peuvent sembler banales, mais elles constituent précisément ce qui donne à une ville son caractère.
Lorsque le flot des visiteurs se retire, cette réalité apparaît avec davantage de netteté.
La nuit appartient aux habitués
À La Salamandre, le départ des visiteurs ne signifie donc pas la fin de l’animation. La ville change simplement de rythme. Les espaces se libèrent, le bruit diminue et le front de mer retrouve une atmosphère plus locale.
Lorsque la nuit tombe, les terrasses continuent de se remplir, les familles viennent prendre l’air, les jeunes se retrouvent et les promeneurs longent la mer. Les conversations se poursuivent autour d’un café ou d’un thé, tandis que la Méditerranée accompagne cette vie nocturne devenue familière.
Soir après soir, La Salamandre rappelle ainsi que le littoral ne vit pas seulement au rythme des grandes affluences. Il appartient aussi à ceux qui y vivent toute l’année et qui continuent de le fréquenter lorsque les visiteurs sont repartis.