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Niger : nuit de tirs et d'explosions à Niamey, l'ombre d'une nouvelle attaque plane
Des habitants de la capitale nigérienne ont rapporté avoir entendu d'intenses tirs et des explosions près de la Base 101, située à proximité de l'aéroport international Diori-Hamani.
 

(AfriquesPlus) De violents échanges de tirs et plusieurs explosions ont semé l'inquiétude dans la nuit de vendredi à samedi à Niamey, notamment aux abords de l'aéroport international et de la base militaire 101. Les autorités nigériennes n'avaient pas encore communiqué sur l'origine de ces incidents samedi matin.

Des habitants de la capitale nigérienne ont rapporté avoir entendu d'intenses tirs et des explosions près de la Base 101, située à proximité de l'aéroport international Diori-Hamani. Plusieurs témoignages font également état d'une forte agitation dans d'autres quartiers de la ville, notamment dans la zone administrative où se trouvent le palais présidentiel et la télévision nationale.

Des images diffusées sur les réseaux sociaux montraient par ailleurs des véhicules blindés déployés dans certains secteurs, témoignant d'un important renforcement du dispositif sécuritaire autour de l'aéroport et des principaux sites stratégiques de la capitale.

Pour l'heure, l'origine exacte des tirs demeure inconnue. Aucun bilan ni communiqué officiel n'avait été publié dans l'immédiat, laissant planer l'incertitude sur la nature des événements.

Cette nouvelle alerte intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement préoccupant. L'aéroport de Niamey a déjà été attaqué à deux reprises depuis le début de l'année. En janvier, une attaque attribuée à l'État islamique au Sahel (EIS) avait fait vingt morts parmi les assaillants et quatre blessés dans les rangs de l'armée, selon les autorités.

Le général Abdourahamane Tiani avait alors reconnu l'existence d'une « faille dans le système », expliquant que les assaillants cherchaient notamment à détruire les capacités aériennes de l'armée nigérienne.

Une nouvelle attaque avait ensuite visé la zone aéroportuaire à la fin du mois de juin. Selon le ministère nigérien de la Défense, au moins onze soldats et deux civils avaient été tués, ainsi que vingt-deux assaillants. Cette opération avait été attribuée au Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda.

Ces événements illustrent la dégradation persistante de la situation sécuritaire au Niger, dirigé depuis trois ans par des autorités militaires. Malgré les changements d'alliances internationales et le rapprochement avec la Russie, les groupes jihadistes continuent de mener des opérations meurtrières dans le pays.

L'EIS et le JNIM sont également actifs au Mali et au Burkina Faso, les deux autres membres de l'Alliance des États du Sahel (AES). Ces organisations jihadistes ne combattent pas seulement les forces gouvernementales : elles se livrent également une compétition féroce pour le contrôle des territoires et des populations dans la région.

La nuit de tirs à Niamey rappelle ainsi que la capitale elle-même reste vulnérable. Alors que les autorités cherchent à reprendre le contrôle face à l'insurrection jihadiste, la persistance de violences jusque dans les environs des principales installations militaires souligne l'ampleur du défi sécuritaire auquel le Niger et ses partenaires de l'AES restent confrontés.

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