(AfriquesPlus) - Dans un article publié le 29 août 2026, Africanews, avec l’Agence France-Presse (AFP), rapporte que les principales forces de l’opposition congolaise ont rejeté la proposition de dialogue national formulée par le président Félix Tshisekedi. La coalition « Article 64 » s’oppose notamment aux consultations publiques lancées par le chef de l’État, qu’elle considère comme une alternative à un dialogue véritablement inclusif.
L’opposition accuse Félix Tshisekedi de vouloir utiliser cette initiative pour renforcer sa position politique. Elle estime que les consultations annoncées ne répondent pas à son exigence d’un cadre réunissant l’ensemble des protagonistes de la crise congolaise.
Le principal point de désaccord concerne notamment la participation aux discussions. Certaines composantes de l’opposition souhaitent que le dialogue associe également des représentants du M23, ainsi que des proches de l’ancien président Joseph Kabila. Félix Tshisekedi a, au contraire, exclu la participation du groupe armé soutenu par le Rwanda, estimant que l’accord de paix signé à Washington constitue le cadre approprié pour traiter avec cette organisation.
Cette position intervient alors que l’accord de paix conclu en décembre n’a pas permis de mettre un terme aux combats dans l’est de la RDC. Le M23 contrôle toujours de vastes territoires, tandis que les tensions entre Kinshasa et Kigali demeurent vives.
Au-delà de la question sécuritaire, le dialogue intervient dans un contexte politique particulièrement sensible. L’opposition fait bloc contre un projet d’amendement constitutionnel porté par le pouvoir et susceptible, selon ses détracteurs, d’ouvrir la voie à une nouvelle candidature de Félix Tshisekedi.
Élu en 2019 puis réélu en 2023, le président congolais est actuellement limité à deux mandats par la Constitution. L’opposition estime qu’une modification du texte fondamental pourrait lui permettre de briguer un troisième mandat à l’issue d’un éventuel référendum.
Jeudi, Félix Tshisekedi avait pourtant appelé les responsables politiques à renoncer aux discours de haine et à privilégier le compromis. Mais pour la coalition Article 64, les consultations engagées par le président ne constituent pas le dialogue inclusif qu’elle réclame.