(AfriquePlus) - Un nouveau rapport pointe la multiplication des agressions et menaces visant les journalistes couvrant les enjeux environnementaux en Afrique subsaharienne, particulièrement lorsqu'ils enquêtent sur l'exploitation des ressources naturelles. Semafor Africa, sous la plume de Preeti Jha, en détaille les principaux constats dans un article publié le 28 août 2026.
Selon les informations rapportées par Semafor Africa, l'International Press Institute, une organisation non gouvernementale œuvrant pour la protection de la liberté de la presse, a recensé 26 incidents d'agressions et de menaces sur une période de cinq mois s'achevant en mars. Les journalistes couvrant de façon critique l'exploitation des ressources naturelles — en particulier l'exploitation minière illégale, la déforestation et la gestion pétrolière — seraient particulièrement exposés, selon ce rapport.
L'article précise que des journalistes en République démocratique du Congo, au Ghana et au Mozambique ont été confrontés à des agressions physiques, des insultes et des menaces alors qu'ils enquêtaient sur des activités minières et forestières illégales. Au Tchad et en Namibie, des reporters se sont pour leur part heurtés à des arrestations et des intimidations après avoir examiné de près la gestion des ressources pétrolières nationales.
Semafor Africa rapporte que deux journalistes arrêtés durant cette période restent en détention, dont l'un, interpellé au Zimbabwe en février sous une accusation de « cyberharcèlement », après que son média avait révélé des soupçons de corruption liés à un contrat de plusieurs millions de dollars dans le secteur de la valorisation énergétique des déchets.