(AfriquesPlus) - Les présidents de la République démocratique du Congo (RDC) et de l’Angola veulent donner une nouvelle dimension à leur partenariat, en mettant l’accent sur les infrastructures, l’énergie, les hydrocarbures, les investissements et les échanges commerciaux.
Dans un article publié mercredi 26 août 2026, l’Agence congolaise de presse (ACP) rapporte que Félix Tshisekedi et João Lourenço ont convenu d’ouvrir « une nouvelle ère » de coopération économique entre leurs deux pays, à l’issue d’un point de presse conjoint tenu à Kinshasa.
Pour le président congolais, l’excellence des relations politiques entre Kinshasa et Luanda doit désormais se traduire davantage par des réalisations concrètes dans les infrastructures, l’énergie, les investissements, les échanges commerciaux et la création d’emplois. Félix Tshisekedi souhaite également faire de la frontière entre les deux pays non plus une ligne de séparation, mais un espace de circulation, de production, de coopération et de prospérité.
João Lourenço a, de son côté, salué l’évolution de la coopération économique entre les deux pays. Le président angolais estime que cette dynamique n’en est qu’à ses débuts et que les volumes d’affaires et les activités économiques devraient progresser à mesure que les deux États approfondiront leur partenariat.
Les hydrocarbures figurent parmi les secteurs prioritaires. Selon l’ACP, les deux dirigeants sont convenus de donner une nouvelle impulsion à l’opérationnalisation de la zone d’intérêt commun entre la RDC et l’Angola et d’accélérer la finalisation des arrangements concernant l’approvisionnement de la RDC par la compagnie pétrolière nationale angolaise Sonangol.
João Lourenço a également indiqué que la Sonangol travaille avec des entreprises publiques et privées congolaises à la vente de produits pétroliers, notamment l’essence et le gasoil, afin d’approvisionner la RDC.
Dans le secteur de l’électricité, Kinshasa et Luanda veulent accélérer la réalisation des interconnexions transfrontalières déjà identifiées. L’objectif est notamment de faciliter l’approvisionnement des régions congolaises qui en ont besoin, particulièrement le Grand Katanga, et de garantir une plus grande stabilité de la fourniture électrique.
Félix Tshisekedi a souligné que l’énergie constitue une condition essentielle à l’industrialisation de la RDC, notamment pour soutenir les ambitions du pays dans les secteurs minier, agricole et industriel. João Lourenço a, pour sa part, proposé que l’Angola mette à profit son excédent d’électricité d’origine hydraulique pour contribuer à l’approvisionnement de la RDC.
Pour les deux chefs d’État, cette coopération économique renforcée doit ainsi permettre de transformer les relations entre Kinshasa et Luanda en projets et bénéfices concrets pour les populations des deux pays.