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Zambie, le chef de l’opposition placé en garde à vue pour « trahison »
Après avoir passé plusieurs jours à l’abri dans un bâtiment des Nations unies, Brian Mundubile s’est rendu à la police avec son colistier. Les deux hommes sont désormais détenus.
 

(AfriquesPlus) - La tension monte d’un cran en Zambie après la présidentielle du 13 août. Le principal adversaire du président réélu Hakainde Hichilema est désormais détenu dans le cadre d’une enquête pour « trahison », alors que l’opposition continue de contester les conditions du scrutin.

Dans un article publié vendredi 28 août 2026, Africanews, avec l’AFP, rapporte que Brian Mundubile s’est présenté jeudi à la police après avoir passé près de deux semaines dans un lieu tenu secret. Il avait été recherché par les autorités après une convocation liée à des accusations de menaces présumées contre la sécurité nationale.

La police zambienne affirme que Brian Mundubile et son colistier, Makebi Zulu, ont été interrogés dans le cadre d’une enquête pour « trahison ». Les deux responsables politiques restent en garde à vue.

Brian Mundubile était arrivé en deuxième position lors de l’élection présidentielle du 13 août, avec environ 38 % des suffrages. Hakainde Hichilema, président sortant, avait remporté le scrutin avec près de 60 % des voix et doit entamer un deuxième mandat.

L’opposition avait annoncé son intention de contester les résultats, dénonçant notamment des intimidations et des irrégularités durant la campagne et le scrutin. Cette contestation s’est toutefois heurtée à la fermeture temporaire des tribunaux zambiens, officiellement justifiée par des raisons de sécurité.

Cette fermeture était intervenue alors que l’opposition devait pouvoir déposer un éventuel recours électoral dans les délais prévus. Human Rights Watch avait vivement critiqué cette mesure, estimant qu’elle avait privé l’opposition d’un accès essentiel à la justice et soulevé des interrogations sur la transparence du processus électoral.

L’arrestation de Brian Mundubile intervient ainsi dans un contexte politique déjà tendu, alors que les suites de la présidentielle mettent à l’épreuve l’image démocratique de la Zambie, qui connaît depuis le retour au multipartisme en 1991 des alternances présidentielles par les urnes.

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