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Le Gabon veut renforcer la protection des terres ancestrales et des espaces communautaires et sacrés
Le Gabon veut renforcer la protection des terres ancestrales et des espaces communautaires et sacrés, confrontés à diverses pressions. L'Etat entend mieux préserver ces territoires, au cœur du patrimoine culturel et des droits des communautes
 

(Afriquesplus)- Le Gabon veut renforcer la reconnaissance et la protection des terres ancestrales, des espaces communautaires et des sites à caractère culturel ou spirituel. Une réflexion est actuellement menée pour mieux adapter le droit aux réalités sociales et aux pratiques des communautés.

Selon Gabonreview, le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) a engagé des travaux sur cette question jusqu’au 29 septembre. L’objectif est de formuler des avis et des recommandations destinés aux plus hautes autorités gabonaises.

Adapter le droit aux réalités des communautés

La réflexion porte notamment sur les terres ancestrales et communautaires, mais aussi sur des lieux considérés comme importants pour la mémoire et les pratiques traditionnelles : sites de sépulture, lieux de culte traditionnel ou propriétés héritées des générations précédentes.

Le ministre chargé du Rayonnement culturel et des Arts, Paul Ulrich Kessany, estime que certaines réalités de la vie sociale gabonaise doivent être davantage prises en compte dans le droit positif. Cette démarche vise ainsi à rechercher un meilleur équilibre entre les règles foncières et les dimensions culturelles et spirituelles attachées à certains territoires.

Un premier recensement des sites concernés

Le ministère du Rayonnement culturel aurait déjà engagé un travail d’identification des espaces susceptibles de bénéficier d’une protection particulière. Cette première phase doit permettre de recenser les sites concernés, dans un premier temps dans deux provinces, avant une éventuelle extension à d’autres territoires.

Les travaux du CESEC doivent se poursuivre jusqu’au 29 septembre. À leur issue, la commission devrait transmettre ses propositions aux autorités, notamment sur les modalités permettant de reconnaître officiellement et de mieux protéger ces espaces.

Pour Gabonreview, cette initiative intervient dans un contexte où la question foncière ne se limite plus aux enjeux de propriété et d’usage des terres, mais touche également à la préservation de la mémoire, des pratiques culturelles et du patrimoine spirituel des communautés.

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