(AfriquesPlus) - Le parti de Laurent Gbagbo dénonce des poursuites judiciaires visant plusieurs de ses responsables et appelle le gouvernement à renouer avec un dialogue politique inclusif.
Dans un article publié le 16 octobre 2026 par l’Agence ivoirienne de presse (AIP), le journaliste Simon Nessenou rapporte que le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) a dénoncé, jeudi 15 octobre à Abidjan, des arrestations et des convocations judiciaires visant plusieurs de ses cadres. La formation politique réclame la libération inconditionnelle de toutes les personnes qu’elle considère comme des « détenus politiques ».
Dans une déclaration lue par son président exécutif, Emmanuel Monnet, le parti affirme que plus de 1 600 personnes ont été incarcérées dans les prisons ivoiriennes depuis l’élection présidentielle d’octobre 2025. Il avance également que cinq d’entre elles seraient décédées en détention.
Le PPA-CI, fondé par l’ancien président Laurent Gbagbo, déplore les conditions de détention et indique que plusieurs de ses responsables nationaux font l’objet de poursuites pour des faits présumés de terrorisme, d’atteinte à la sûreté de l’État et d’autres infractions.
La formation politique cite notamment le placement sous contrôle judiciaire de Sébastien Dano Djédjé, le 12 octobre, ainsi que les convocations de cinq cadres devant la juridiction antiterroriste, prévues entre le 15 et le 23 octobre. Il s’agit de Bilo Zerewe Daniel, Aka Emmanuel, Koua Justin, Dahi Nestor et Lago Fabrice.
Selon le parti, Koua Justin est déjà placé sous contrôle judiciaire, tandis que Dahi Nestor est incarcéré dans le cadre des mêmes faits. Le PPA-CI estime que ces procédures sont susceptibles de compromettre la concorde sociopolitique et la paix sociale.
Il dénonce par ailleurs des agissements qu’il qualifie d’« antidémocratiques et antirépublicains » et demande qu’il y soit immédiatement mis fin. Il exprime également son indignation face à ce qu’il considère comme une méconnaissance des dispositions légales relatives au statut des anciens responsables de l’État.
Face à cette situation, le parti exhorte le gouvernement à rétablir les conditions d’un dialogue politique inclusif. Il présente cette démarche comme une nécessité pour sortir des crises sociopolitiques récurrentes et favoriser la réconciliation nationale.
Réaffirmant son attachement à la ligne politique de Laurent Gbagbo, le PPA-CI renouvelle son appel au dialogue républicain, résumé par la formule « Asseyons-nous et discutons ». Il invite enfin ses militants et sympathisants au calme, tout en réitérant son ambition de construire une Côte d’Ivoire démocratique, souveraine et prospère.