L’effondrement d’une mine artisanale survenu le 18 août dans l’ouest de la République centrafricaine a provoqué une catastrophe humaine. Plus de 100 orpailleurs ont perdu la vie et une douzaine de personnes ont été grièvement blessées, selon un bilan provisoire rapporté par L’Observateur Paalga, qui précise que de nombreuses personnes seraient encore ensevelies sous les décombres.
Dans son analyse, L’Observateur Paalga souligne que ce drame n’est malheureusement pas un cas isolé. Les accidents meurtriers se répètent régulièrement sur les sites d’orpaillage artisanal en Afrique, où des milliers de personnes, souvent poussées par le chômage et la précarité, travaillent dans des conditions extrêmement dangereuses, sans protection ni garanties sociales.
Le journal rappelle que ces exploitations attirent également des femmes et des enfants, exposés à des risques élevés d’accidents, mais aussi à l’exploitation économique et à diverses formes de violences. Il cite notamment le Mali, où plusieurs effondrements et explosions ont causé près de 180 morts entre 2022 et 2025, illustrant l’ampleur du phénomène.
Alors qu’une enquête a été ouverte par les autorités centrafricaines pour déterminer les causes de la catastrophe de Zamboye, L’Observateur Paalga estime que ses conclusions devront déboucher sur des réformes concrètes du secteur minier. Pour le quotidien burkinabè, seule une meilleure valorisation du capital humain, accompagnée de politiques économiques créatrices d’emplois décents et d’un encadrement plus strict de l’exploitation artisanale, permettra d’éviter que de telles tragédies ne continuent de se répéter.