La Guinée-Bissau fait face à sa première épidémie de mpox, avec une inquiétude particulière pour les enfants. Sur 46 cas suspects recensés, 23 concernent des moins de 15 ans. L’UNICEF appelle à renforcer rapidement la préparation sanitaire du pays avant la rentrée des classes.
La Guinée-Bissau est confrontée à sa première épidémie de mpox, une situation qui suscite l’inquiétude des autorités sanitaires et des organisations internationales. Selon l’**UNICEF**, 46 cas suspects avaient été recensés dans le pays, dont la moitié concernait des enfants de moins de 15 ans.
Au 17 août, sept cas avaient été officiellement confirmés. Tous concernaient toutefois des adultes. Aucun décès lié à la maladie n’a pour l’heure été signalé.
Les enfants au cœur des préoccupations
La proportion importante d’enfants parmi les cas suspects constitue la principale source d’inquiétude pour l’UNICEF. L’agence des Nations unies redoute notamment une aggravation de la situation avec la prochaine rentrée scolaire, qui pourrait favoriser les contacts rapprochés entre élèves et faciliter la propagation du virus.
L’organisation estime que la Guinée-Bissau reste insuffisamment préparée pour faire face à une éventuelle progression de l’épidémie. Le renforcement de la surveillance épidémiologique, de la sensibilisation des populations et des capacités de prise en charge apparaît donc urgent.
Une maladie transmissible par contact étroit
Le mpox, autrefois appelé « variole du singe », est une maladie virale provoquée par un virus appartenant à la même famille que celui responsable de la variole. La transmission peut se faire de l’animal à l’être humain, mais également d’une personne à une autre, notamment lors de contacts physiques étroits.
La maladie peut notamment provoquer de la fièvre, des éruptions cutanées et des lésions caractéristiques. Si la majorité des cas évoluent favorablement, certaines formes peuvent être graves, particulièrement chez les personnes vulnérables.
Une nouvelle alerte sanitaire en Afrique de l’Ouest
Identifié pour la première fois chez l’être humain en 1970 en République démocratique du Congo, le mpox a connu ces dernières années une expansion géographique importante, suscitant une mobilisation internationale.
En janvier dernier, le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) avait annoncé que le mpox ne constituait plus une urgence de santé publique sur le continent. L’apparition d’une première épidémie en Guinée-Bissau rappelle toutefois que la circulation du virus demeure une préoccupation sanitaire en Afrique.
À quelques jours de la rentrée scolaire, l’enjeu pour Bissau est désormais d’empêcher que la maladie ne s’installe durablement dans le pays, en particulier dans les écoles, tout en renforçant rapidement les moyens de détection et de prise en charge.