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Hichilema intensifie la répression contre l'opposition en Zambie
Malgré sa victoire claire, le président sortant fait arrêter et convoquer les leaders de l'opposition pour « menaces à la sécurité », suscitant l'inquiétude internationale sur l'état des libertés démocratiques
 

(AfriquePlus) - La Zambie plonge dans une crise politique inattendue. La police a convoqué Brian Mundubile, leader de l'opposition, pour un interrogatoire concernant d'« allégations de menaces à la sécurité nationale », dans un contexte de tensions croissantes suite aux élections du 13 août, rapporte Reuters le 21 août 2026.

Le scrutin devait être une formalité. Le président Hakainde Hichilema, au pouvoir depuis 2021, était largement attendu à remporter une réélection facile. Les résultats confirment cette tendance : il a remporté 60 % des votes selon la commission électorale. Mais l'opposition a livré un combat bien plus vigoureux que prévu.

Depuis le scrutin, les arrestations se multiplient parmi les figures de l'opposition. Deux rapports d'observateurs indépendants reconnaissent que « le décompte des votes d'Hichilema a été gonflé », mais concluent néanmoins qu'il aurait gagné de toute façon. Hichilema dément tout fraude électorale.

Mundubile, qui envisage de contester les résultats devant les tribunaux, s'est enfui. La police le recherche, ainsi que son colistier Makebi Zulu, accusés de liens avec « diverses activités alarmantes... susceptibles de menacer ou d'affaiblir la sécurité nationale ». Le gouvernement n'a cependant produit aucune preuve publique à l'appui de ces accusations, suscitant la condamnation d'organisations internationales.

Vendredi dernier, des forces de sécurité ont fait un raid au cours duquel 11 personnes ont été arrêtées, accusées de possession de matériel destiné à une insurrection armée. L'ex-ministre Mutotwe Kafwaya a été tué lors d'un échange de tirs.

Nicole Beardsworth, politologue à l'université de Witwatersrand, qualifie cette situation de choc : « C'est complètement hors des normes ordinaires pour la Zambie ». L'opposition dispose jusqu'au début de la semaine prochaine pour déposer un recours en court, mais les arrestations et convocations de la police rendront cette démarche difficile.

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