(AfriquesPlus) - Le gouvernement nigérien revoit à la hausse ses prévisions budgétaires pour tenir compte notamment de l’augmentation des besoins sécuritaires et des répercussions de la crise au Moyen-Orient sur les cours du pétrole. La révision s’accompagne de mesures fiscales et institutionnelles destinées à soutenir l’activité économique et améliorer la gestion publique.
Le budget général de l’État du Niger pour 2026 passe à 2 980,54 milliards de francs CFA, contre 2 922,22 milliards initialement prévus, soit une hausse de 58,32 milliards de FCFA, équivalant à environ 2 %.
Le Conseil des ministres a adopté le projet d’ordonnance portant première rectification de la loi de finances 2026. Dans un article publié le 23 août 2026, l’Agence de presse africaine (APAnews) rapporte que cette révision prend en compte plusieurs évolutions intervenues depuis l’adoption du budget initial.
Parmi les facteurs avancés figurent le réaménagement gouvernemental et l’accroissement des besoins des Forces de défense et de sécurité. Le gouvernement prend également en considération les effets de la crise au Moyen-Orient sur les cours du pétrole, dans un contexte où les fluctuations des prix de l’énergie peuvent peser directement sur les équilibres budgétaires.
La révision intègre par ailleurs la suppression de certains services rattachés à la Présidence et au Premier ministère. Leurs missions ont été transférées à d’autres départements ministériels, tandis qu’un nouveau dispositif de tutelle technique des projets de développement est mis en place.
Sur le plan fiscal, l’exécutif prévoit des mesures destinées à simplifier certaines procédures et à accompagner la relance économique. Le secteur aurifère figure notamment parmi les domaines concernés par ces dispositions.
Le Conseil des ministres a également décidé de transférer au ministère des Finances la gestion des pensions de retraite des parlementaires. Cette mesure entraîne la dissolution de la Caisse autonome de retraite parlementaire (CARPA). Selon APAnews, elle vise notamment à renforcer l’efficacité et la traçabilité dans la gestion de ces pensions.
Le gouvernement a, en outre, adopté un projet de décret précisant les modalités d’application de la loi postale de 2023, modifiée en mai 2026. Le texte définit notamment le contenu du service postal universel, les services financiers postaux ainsi que les conditions de désignation de l’opérateur chargé d’assurer le service universel.
Il précise également les catégories de services postaux réservés et non réservés.
À travers cette première rectification budgétaire, le gouvernement nigérien ajuste donc ses prévisions à l’évolution du contexte sécuritaire, économique et institutionnel du pays. Le budget 2026 atteint désormais 2 980,54 milliards de FCFA, soit un niveau supérieur de plus de 58 milliards au montant initialement adopté.