Un lourd bilan humain après l’effondrement d’une partie de la grande décharge de Dar Es Salam, à Conakry. Au moins 30 personnes ont perdu la vie et six autres ont été grièvement blessées, après de fortes pluies ayant fragilisé l’immense amas de déchets. Les secours poursuivent leurs recherches pour retrouver d’éventuels survivants et établir le bilan définitif.
Le drame s’est produit tôt dimanche à Dar Es Salam, la principale décharge à ciel ouvert de la capitale guinéenne. Les fortes précipitations qui se sont abattues sur Conakry ont provoqué un premier glissement de terrain sur le site, poussant plusieurs riverains à se rendre sur place à la recherche d’éventuelles victimes.
Alors que des habitants tentaient de porter secours aux personnes ensevelies, une nouvelle partie de la montagne de déchets s’est brutalement effondrée. Selon le témoignage de Robert Kamano Sâa, un habitant du quartier, le terrain a cédé en plusieurs vagues successives, emportant les personnes qui s’étaient avancées sur le site.
Des victimes parmi les personnes venues aider
Le bilan provisoire fait état d’au moins 30 morts et de six blessés graves. Plusieurs habitations situées à proximité de la décharge ont également été détruites par l’effondrement.
Les équipes de secours ont immédiatement engagé des opérations de recherche afin de retrouver d’éventuels survivants ou d'autres victimes encore prisonnières sous les tonnes de déchets. Les autorités redoutent que le bilan puisse encore s’alourdir au fur et à mesure de la progression des opérations.
Une fermeture prévue le jour du drame
Le drame intervient alors que la décharge de Dar Es Salam devait précisément être fermée le jour même de la catastrophe. Les autorités avaient déjà entrepris de faire évacuer les populations installées dans les environs et adressé des avis d’évacuation aux riverains.
Une partie des habitants avait quitté la zone, mais plusieurs familles se trouvaient encore à proximité lorsque le glissement de terrain s’est produit.
Les risques des décharges à ciel ouvert
Cette catastrophe met une nouvelle fois en évidence les dangers liés à l'exploitation et à la proximité des grandes décharges à ciel ouvert dans les zones urbaines densément peuplées.
À Conakry, la situation est particulièrement préoccupante pendant la saison des pluies : l'accumulation massive de déchets, combinée aux fortes précipitations et à l’instabilité des sols, peut provoquer des glissements de terrain meurtriers.
Les recherches se poursuivent désormais à Dar Es Salam. Les autorités devront également déterminer les circonstances exactes du drame et les éventuelles responsabilités, alors que la population attend un bilan définitif et des mesures pour éviter qu'une telle catastrophe ne se reproduise.