(AfriquesPlus) - Face aux pertes subies sur le terrain, les groupes terroristes recourent davantage à des mineurs pour renforcer leurs effectifs. Selon l’Agence d’information du Burkina (AIB), certains enfants, âgés parfois de 10 à 14 ans, sont utilisés comme guetteurs, espions, opérateurs radio ou combattants.
Dans une dépêche publiée le 24 août 2026, l’Agence d’information du Burkina rapporte que l’enrôlement forcé de mineurs serait devenu un recours pour les groupes armés confrontés aux pertes infligées par les forces combattantes. L’agence affirme que cette pratique vise notamment à compenser la diminution de leurs effectifs.
Selon l’AIB, les méthodes utilisées pour recruter ces enfants combineraient la contrainte, la ruse et l’exploitation de leur vulnérabilité. Certains seraient ainsi enrôlés puis formés rapidement avant d’être affectés à différentes tâches au sein des groupes armés.
La dépêche cite notamment le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), également appelé Nousra, comme particulièrement actif dans cette stratégie. Les mineurs seraient employés pour surveiller, recueillir des informations, assurer des communications radio ou, dans certains cas, participer directement aux combats.
L’AIB affirme également que ces enfants seraient exposés à des conditions particulièrement difficiles. Confrontés à des difficultés d’approvisionnement et de prise en charge, ils seraient parfois abandonnés par leurs recruteurs lorsque les forces combattantes approchent.
Lors du démantèlement de plusieurs bases terroristes, l’armée burkinabè aurait ainsi récupéré plusieurs mineurs âgés de 10 à 14 ans. Leurs témoignages, rapportés par l’agence, feraient état de violences et de mauvais traitements subis pendant leur enrôlement.
Pour l’AIB, cette situation appelle à une vigilance accrue des parents afin de protéger les enfants contre les tentatives d’enrôlement par les groupes armés. La dépêche présente par ailleurs le sauvetage de mineurs lors des opérations militaires comme l’un des enjeux de la reconquête des territoires affectés par l’insécurité.