(AfriquePlus) - Albert Ondo Ossa affirme avoir quitté Libreville le 13 février 2025, alerté par des proches sur les risques pesant sur sa sécurité. Il désigne directement Brice Oligui Nguema, qu'il qualifie de « putschiste en chef », comme responsable de cette mise en danger, estimant incarner une menace pour la tranquillité des militaires au pouvoir. L'opposant refuse toutefois de se présenter comme « président élu », renvoyant aux résultats proclamés par la commission électorale et rappelant qu'un coup d'État ne dispose selon lui d'aucune compétence juridique pour annuler un scrutin.
Il va plus loin en qualifiant les événements d'août 2023 de règlement de comptes familial : selon lui, Pascaline Bongo, en délicatesse avec son frère Ali Bongo, aurait porté son choix sur Oligui Nguema, alors chef de la garde républicaine, pour préparer l'arrivée au pouvoir d'autres membres du clan. Il conteste par ailleurs l'élection présidentielle d'avril 2025, arguant que le référendum constitutionnel qui l'a précédée n'a pas atteint la majorité absolue, signe selon lui d'un rejet populaire.
Sur la visite d'État effectuée par Oligui Nguema en France en juillet, Albert Ondo Ossa dresse un bilan sévère, évoquant des dossiers mal préparés et une production de manganèse tombée de 2 000 à 700 tonnes sans contrepartie obtenue. Il assure que le dirigeant gabonais se serait surtout satisfait des symboles protocolaires, sans retombées concrètes pour le pays.
L'opposant dénonce enfin la détention qu'il juge illégale de l'ex-Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze ainsi que la suspension des réseaux sociaux, deux mesures qu'il présente comme les marques d'une dictature s'installant progressivement, et appelle les Gabonais à s'en débarrasser.