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La Zambie appelée à préserver les investissements sociaux malgré l’amélioration économique
Le pays a enregistré au premier semestre 2026 des avancées sur le plan économique, notamment une baisse de l’inflation, une relative stabilité du taux de change et la poursuite des réformes. Cette amélioration reste toutefois fragile
 

(AfriquesPlus) - Dans un communiqué publié le 25 août 2026, l’UNICEF Zambie, en collaboration avec le Zambia Institute for Policy Analysis and Research (ZIPAR), appelle les autorités zambiennes à maintenir les investissements en faveur des enfants alors que le pays consolide sa stabilité macroéconomique. Le texte, qui ne mentionne pas d’auteur individuel, présente les conclusions de deux documents : le rapport annuel Mid-Year Budget Analysis 2026 et une note de politique intitulée Turning Debt Relief into Investment for the Next Generation.

Selon les deux organisations, la Zambie a enregistré au premier semestre 2026 des avancées sur le plan économique, notamment une baisse de l’inflation, une relative stabilité du taux de change et la poursuite des réformes. Cette amélioration reste toutefois fragile. Les recettes publiques ont été inférieures aux objectifs, malgré de bonnes performances des recettes minières, soutenues par la hausse du prix du cuivre. Les dépenses publiques présentent également des écarts importants selon les secteurs.

L’enjeu central identifié par l’UNICEF et le ZIPAR est de faire en sorte que la stabilisation économique et les bénéfices de la restructuration de la dette se traduisent concrètement par une amélioration des conditions de vie. Les organisations demandent notamment de protéger les crédits consacrés à la santé, l’éducation, la nutrition, la protection sociale, l’accès à l’eau et l’assainissement, malgré les contraintes budgétaires.

Le rapport insiste également sur la nécessité d’améliorer l’exécution des budgets. Pour l’UNICEF, il ne suffit pas que les ressources soient inscrites dans les budgets : elles doivent parvenir effectivement aux services de première ligne et produire des résultats mesurables pour les enfants et les populations vulnérables.

La représentante de l’UNICEF en Zambie, Saja Farooq Abdullah, estime ainsi que la reprise économique doit être évaluée à l’aune de ses effets sur le capital humain. De son côté, le directeur exécutif du ZIPAR, Zali Bryson Chikuba, considère que la stabilité macroéconomique constitue seulement une étape et que le pays doit désormais la convertir en investissements capables de renforcer durablement son capital humain.

Les deux institutions recommandent enfin d'utiliser la marge budgétaire dégagée par la restructuration de la dette pour accroître les dépenses sociales, d'améliorer l'efficacité des dépenses publiques et de veiller à ce que les futures décisions d'emprunt et de politique budgétaire tiennent compte des intérêts des générations actuelles et futures.

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