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CPI : Tomoko Akane contre-attaque et dénonce la pression de Washington
La confrontation entre Washington et la Cour pénale internationale franchit un nouveau cap.
 

(AfriquesPlus) La présidente de la Cour pénale internationale (CPI), Tomoko Akane, a fermement rejeté les accusations des États-Unis après l’annonce de nouvelles sanctions américaines contre elle et plusieurs responsables de la juridiction. Elle appelle le Japon et les États membres à défendre l’indépendance de la Cour.

La confrontation entre Washington et la Cour pénale internationale franchit un nouveau cap. Après l’annonce mardi de sanctions américaines visant notamment Tomoko Akane et le magistrat sénégalais Abdoulaye Seye, premier substitut du procureur de la CPI, la présidente de la juridiction a décidé de riposter sur le terrain politique et institutionnel.

Tomoko Akane a rejeté sans ambiguïté les accusations américaines, affirmant qu’il n’existait « tout simplement aucun fondement » aux reproches formulés contre la Cour. Elle récuse notamment l’image d’une organisation politique ou corrompue qui utiliserait le droit international pour porter atteinte à la souveraineté des États.

Les sanctions américaines prévoient notamment le gel des avoirs des personnes visées aux États-Unis ou transitant par le système financier américain. Elles illustrent surtout l’ampleur croissante du bras de fer entre l’administration de Donald Trump et la CPI.

Selon la Cour, neuf de ses dix-huit juges sont désormais sous le coup de sanctions américaines, auxquels s’ajoutent deux procureurs adjoints, un ancien procureur général et un autre responsable du bureau du procureur.

Washington reproche principalement à la CPI d’exercer sa compétence au-delà de son mandat en enquêtant ou en engageant des procédures contre des responsables de pays qui ne sont pas membres de la Cour, notamment les États-Unis et Israël.

Face à cette offensive, Tomoko Akane estime que les sanctions s’inscrivent dans une campagne de pression destinée à affaiblir la juridiction. Elle affirme ne voir « absolument aucune raison » justifiant les mesures prises contre elle.

Tokyo appelé à jouer les médiateurs

La présidente de la CPI s’est également tournée vers son propre pays. Elle demande au Japon d’intervenir auprès de son allié américain afin d’éviter une nouvelle escalade et de défendre le fonctionnement de la juridiction internationale.

Tomoko Akane appelle parallèlement les États membres de la CPI à rester unis et à ne pas céder aux pressions susceptibles de les pousser à quitter la Cour.

Au-delà du sort des responsables sanctionnés, c’est donc l’indépendance même de la justice pénale internationale qui se retrouve au cœur du bras de fer. Pour la CPI, l’enjeu est désormais de préserver sa capacité à enquêter et à poursuivre les auteurs présumés des crimes les plus graves, malgré une pression américaine qui vise désormais une part importante de ses dirigeants.

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