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Nigeria : 52 personnes enlevées lors d'une nouvelle attaque armée dans l'État de Zamfara
 
  • https://www.youtube.com/watch?v=ocIaa2P4BzU

L'insécurité continue de gagner du terrain dans le nord-ouest du Nigeria. Cinquante-deux habitants du village de Kasuwar Daji, dans l'État de Zamfara, ont été enlevés dans la nuit de samedi à dimanche par des hommes armés, illustrant une nouvelle fois l'ampleur des violences qui secouent cette région.

Selon les autorités, les assaillants, circulant à moto, ont pris d'assaut le village aux premières heures de la matinée après avoir affronté les forces de sécurité stationnées à proximité dans le cadre de l'opération militaire Fansan Yamma, déployée pour lutter contre les enlèvements et le banditisme.

Les échanges de tirs ont coûté la vie à un soldat et à un policier, tandis que deux autres militaires ont été blessés. Malgré ces pertes, l'armée nigériane affirme avoir infligé un important revers aux assaillants, tout en reconnaissant que plusieurs dizaines de civils ont été emmenés de force.

L'État de Zamfara demeure l'un des principaux foyers d'insécurité du pays. Des groupes criminels lourdement armés y multiplient les enlèvements contre rançon, les vols de bétail et les attaques contre les villages. Pour étendre leur emprise, ces bandes ciblent également les forces de sécurité, les autorités locales et les représentants de la justice.

Les violences ont provoqué le déplacement de nombreuses familles, dont les habitations sont régulièrement pillées ou incendiées. Les rançons versées par les proches des otages, ainsi que le commerce du bétail volé, constituent l'une des principales sources de financement de ces groupes.

Malgré les opérations militaires en cours, les attaques restent fréquentes. Les forces de sécurité assurent avoir secouru près de 400 personnes enlevées au cours du mois de juillet et neutralisé plusieurs centaines de combattants présumés. Ces résultats peinent toutefois à enrayer la recrudescence des violences dans cette partie du pays.

Face à cette situation, le gouverneur de l'État de Zamfara, Dauda Lawal, continue de plaider pour la création de forces de police placées sous l'autorité des États fédérés. Cette réforme, actuellement en discussion, devra être approuvée par les 36 assemblées législatives des États nigérians avant son entrée en vigueur.

Les critiques sont les bienvenues. Les attaques personnelles, les insultes et les propos injurieux seront supprimés.
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