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Le parcours inspirant de Ruth Naa Amanoa Asamoah
Journaliste ghanéenne et fière diplômée du programme, Ruth Naa Amanoa Asamoah est aujourd’hui au Maroc pour couvrir la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations Féminine 2026 en qualité de journaliste indépendante
 
  • Diplômée du programme CAF Young Reporters, Ruth Naa Amanoa Asamoah mesure l’impact de cette expérience sur son parcours et les opportunités qu’elle a fait naître.
  • « Le Championnat d’Afrique Scolaire de Football de la CAF a créé un écosystème dans lequel les jeunes ont découvert des opportunités dans le journalisme, la production audiovisuelle et la photographie. »
  • « Participer à l’un des plus grands événements sportifs d’Afrique et contribuer à la couverture de la Coupe d’Afrique des Nations Féminine est un immense privilège. »

Le programme CAF Young Reporters poursuit son objectif : offrir aux jeunes professionnels africains des médias des expériences concrètes pour développer leurs compétences et se familiariser avec les exigences du secteur.

Journaliste ghanéenne et fière diplômée du programme, Ruth Naa Amanoa Asamoah est aujourd’hui au Maroc pour couvrir la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations Féminine 2026 en qualité de journaliste indépendante. Une expérience au cours de laquelle elle met à profit les enseignements acquis lors de l’édition 2025 du programme CAF Young Reporters, organisée en marge du Championnat d’Afrique Scolaire de Football de la CAF, au Ghana.

À 27 ans, elle revient pour CAFOnline sur une évolution professionnelle qui, en l’espace de deux ans, l’a conduite jusqu’à la plus grande compétition africaine de football féminin.

Revenons sur votre parcours au sein du programme CAF Young Reporters. Comment avez-vous découvert cette initiative et qu’est-ce qui vous a incitée à candidater ?

Mon parcours avec le programme CAF Young Reporters a joué un rôle important dans mon développement en tant que professionnelle des médias sportifs.

Lorsque j’ai appris que le Championnat d’Afrique Scolaire de Football de la CAF devait être organisé dans mon pays, le Ghana, j’étais déterminée à y participer, quelle qu’en soit la manière.

J’avais même envisagé de devenir bénévole pour le tournoi, avant de découvrir en ligne l’appel à candidatures du programme Young Reporters. La limite d’âge était fixée à 25 ans et j’en avais 24 à l’époque. J’étais donc éligible et j’ai décidé de tenter ma chance.

Ce qui m’a particulièrement attirée, c’était la possibilité d’apprendre, d’acquérir une expérience concrète et d’évoluer dans un environnement professionnel du football aux côtés de spécialistes des médias expérimentés.

Quelles compétences et quels enseignements acquis grâce au programme vous sont aujourd’hui les plus utiles à la CAN Féminine ?

L’un des principaux enseignements a été l’importance du professionnalisme. J’ai appris à travailler sous pression, à respecter les délais, à mener des interviews, à identifier les sujets qui méritent d’être racontés et à adapter ma communication à différents publics.

Le programme m’a également permis de renforcer mes compétences en écriture, en interview et en storytelling.

Mais, plus encore, il m’a appris à être adaptable et à prendre en compte la dimension émotionnelle de chaque situation. J’ai appris à adapter mes questions aux émotions et aux circonstances dans lesquelles se trouvent les joueuses et les entraîneurs après un match, qu’ils viennent de célébrer une victoire importante ou de vivre une défaite difficile.

Lors d’une grande compétition, les choses peuvent évoluer très rapidement. Il faut donc être préparé, rester calme et continuer à produire un travail de qualité.

Surtout, le programme m’a appris à utiliser ces compétences pour raconter des histoires africaines de football authentiques, fortes et captivantes. Des histoires qui ne se limitent pas aux résultats, mais qui mettent aussi en lumière les personnes, les émotions et les moments qui rendent le football africain si particulier.

Ce sont ces enseignements que je mets en pratique chaque jour lors de la Coupe d’Afrique des Nations Féminine 2026.

Vous êtes aujourd’hui à la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations Féminine Maroc 2026. Que représente cette expérience, sur le plan personnel et professionnel ?

Sur le plan personnel, c’est une immense fierté. Participer à l’un des plus grands événements sportifs d’Afrique et contribuer à la couverture de la Coupe d’Afrique des Nations Féminine est un immense privilège.

C’est également ma première expérience sur une CAN Féminine. Le simple fait d’être ici témoigne donc de mon évolution et du chemin parcouru depuis mes débuts en tant que jeune professionnelle des médias sportifs.

Professionnellement, c’est l’occasion de passer de l’apprentissage offert par les programmes de développement à leur mise en pratique dans un environnement international réel et particulièrement exigeant.

Je travaille aux côtés de professionnels expérimentés des médias et de la communication, j’échange avec des journalistes venus de tout le continent et d’ailleurs, et je découvre de l’intérieur la manière dont une grande compétition de la CAF est organisée et couverte.

Cette expérience a renforcé ma conviction que les opportunités proposées par des programmes comme CAF Young Reporters peuvent véritablement ouvrir des portes aux jeunes.

Le Championnat d’Afrique Scolaire de Football est devenu l’un des programmes phares de développement de la jeunesse de la CAF. Quel rôle ces initiatives peuvent-elles jouer pour créer des opportunités au-delà du terrain ?

Elles sont extrêmement importantes, parce que le football peut être bien plus que ce qui se passe sur le terrain.

Le Championnat d’Afrique Scolaire de Football de la CAF a créé un véritable écosystème dans lequel les jeunes ont pu découvrir des opportunités dans le journalisme, la production audiovisuelle, la photographie, la communication, l’administration, l’organisation d’événements et dans de nombreux autres domaines.

Pour moi, c’est l’un des aspects les plus forts des programmes de développement de la jeunesse de la CAF.

Le programme ne concernait pas uniquement les joueurs, les entraîneurs et les matches. Il nous a permis de comprendre tous ces éléments, parfois discrets mais essentiels, qui contribuent à la réussite d’une compétition de football.

En tant que Young Reporters, nous avons pu échanger avec des professionnels expérimentés et découvrir les nombreuses facettes de l’industrie du football.

Dans le cadre du programme CAF Young Reporters, vous avez été sélectionnée pour effectuer une immersion à CANAL+ en France. Que retenez-vous de cette expérience ?

Cette expérience à CANAL+ a été l’une des opportunités les plus importantes de mon parcours de jeune professionnelle des médias sportifs. Être immergée au sein d’un grand groupe audiovisuel sportif international m’a permis de découvrir le fonctionnement d’une organisation médiatique à une tout autre échelle.

L’expertise et l’approche du journalisme sportif de ses équipes m’ont apporté de précieux enseignements sur le métier et m’ont permis de mieux comprendre les exigences nécessaires pour évoluer au plus haut niveau.

Le programme était particulièrement enrichissant. Il ne s’agissait pas simplement d’observer le fonctionnement du secteur, mais de véritablement l’expérimenter.

Dans le cadre de cette immersion, j’ai notamment eu l’occasion de participer à l’une des émissions de CANAL+, Talents d’Afrique, où l’ancien sélectionneur des Black Stars, Claude Le Roy, était invité.

J’ai également pu échanger brièvement avec lui sur son passage au Ghana. C’était un moment particulièrement fort pour moi, car il était sélectionneur des Black Stars lorsque j’étais adolescente.

Au-delà de l’apprentissage professionnel et de l’expérience dans les médias sportifs, ce séjour m’a aussi permis de voyager en France et de découvrir le pays pour la première fois.

Je suis extrêmement reconnaissante à la CAF pour son partenariat avec CANAL+, qui a rendu cette expérience possible. Créer de telles opportunités pour les jeunes professionnels africains des médias est essentiel : elles offrent un accès, une exposition et une expérience concrète susceptibles d’avoir un impact durable sur une carrière.

En tant que bénéficiaire des programmes de développement de la CAF, qu’est-ce qui vous marque le plus dans l’investissement de l’organisation en faveur de la jeunesse africaine ?

Ce qui me marque le plus, c’est la volonté de la CAF d’offrir aux jeunes de véritables opportunités, au-delà des discours sur le développement de la jeunesse.

Ces programmes créent des plateformes qui permettent aux jeunes Africains d’acquérir une expérience concrète, de développer leurs compétences et de travailler aux côtés de professionnels dans différents secteurs du football.

L’exposition offerte par ces initiatives est particulièrement précieuse. Elles réunissent des jeunes venus de différents pays, horizons et cultures du continent, nous permettant d’apprendre les uns des autres tout en créant des liens autour du football.

Pour moi, l’un des moments forts a été l’opportunité d’interviewer le président de la CAF, Dr Patrice Motsepe. Ses conseils ont été particulièrement encourageants. Il nous a exhortés à tirer pleinement parti des ressources et des opportunités mises à notre disposition, en nous assurant que leurs bénéfices finiraient par se concrétiser.

Quel est votre moment le plus marquant depuis le début de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations Féminine Maroc 2026 ?

J’ai vécu tellement de moments forts pendant cette compétition qu’il est difficile d’en retenir un seul. Mais l’un des plus marquants a été mon entretien individuel avec la sélectionneure de l’Afrique du Sud, Dr Desiree Ellis.

Multiple fois récompensée, notamment comme Entraîneure de l’année de la CAF, elle est aussi la technicienne qui a conduit l’Afrique du Sud au titre lors de la WAFCON 2022. C’est une personnalité que j’admire depuis longtemps, comme beaucoup d’autres personnes sur le continent et au-delà.

Elle m’a accordé suffisamment de temps pour avoir avec elle un échange particulièrement riche autour de la compétition, de son équipe et du football féminin.

Pouvoir bénéficier d’un tel accès auprès d’une personne que j’admire depuis si longtemps a été une expérience véritablement spéciale.

La découverte des différents stades a également été marquante. Chaque enceinte m’a offert une perspective différente sur l’ampleur de la compétition et sur l’atmosphère qui l’accompagne.

Les critiques sont les bienvenues. Les attaques personnelles, les insultes et les propos injurieux seront supprimés.
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