(Afriquesplus)- Les avocats de Teodoro Nguema Obiang Mangue, vice-président de la Guinée équatoriale, ont annoncé le dépôt de quatre plaintes pénales contre plusieurs personnes et le média numérique Diario Rombe. Les procédures ont été introduites auprès du tribunal d’instruction numéro 1 de Malabo.
Dans un article publié le 17 septembre, AhoraEG rapporte que les plaintes visent María Luzmila Ondo, connue sous le nom de Luz María, Mocache Massoko, associé au journal numérique Diario Rombe, José Carlos Ndong, alias Chiky G, et María Teresa Siemfum, connue sous le nom de Noella la Fregona.
Les avocats ont présenté ces actions judiciaires lors d’une conférence de presse organisée à Malabo. Ils indiquent que les plaintes ont été déposées la veille et s’appuient notamment sur les articles 2 et 60 de la loi n°7/2024 du 23 novembre relative à l’utilisation des réseaux sociaux, aux délits informatiques et à la cybercriminalité en Guinée équatoriale.
Le cabinet représentant Nguema Obiang Mangue évoque notamment des contenus diffusés sur les réseaux sociaux qui, selon lui, portent atteinte à l’honneur et à la réputation de son client. Les personnes visées par les plaintes bénéficient toutefois de la présomption d’innocence et il appartiendra à la justice de déterminer la recevabilité des procédures ainsi que les éventuelles responsabilités.
Les avocats se sont également référés à l’article 50 de la loi de 2024, consacré à la diffusion de fausses informations ou d’informations déformées par l’intermédiaire des réseaux sociaux. Selon leur interprétation, les sanctions prévues varient en fonction de la nature et des conséquences des faits reprochés.
La question de l’application de cette législation aux personnes résidant à l’étranger a également été abordée lors de la conférence de presse. Selon le cabinet T&E, le dispositif légal pourrait permettre de demander l’exécution ou l’homologation d'une décision judiciaire dans un autre pays, notamment en Espagne. Cette position relève toutefois de l’interprétation avancée par les avocats et devra, le cas échéant, être examinée par les juridictions compétentes.
Les procédures annoncées constituent désormais le début d'un processus judiciaire. Le tribunal d’instruction de Malabo devra procéder aux diligences prévues par la procédure avant qu’une éventuelle décision ne puisse intervenir dans cette affaire, qui oppose le vice-président équato-guinéen à plusieurs acteurs actifs sur les médias numériques et les réseaux sociaux.