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Kenya Airways asphyxié par le prix du kérosène
À une semaine de ses résultats semestriels, le patron par intérim George Kamal annonce la couleur : il faut « économiser chaque dollar », rapporte Reuters
 

(AfriquesPlus) - Kenya Airways paie cash les répercussions du conflit au Moyen-Orient. La compagnie a annoncé ce mercredi que ses coûts de carburant avaient bondi de 72% au premier semestre de l'année, avec en prime des retards de livraison de pièces détachées et de maintenance, rapporte Reuters dans une dépêche publiée le 19 août 2026. De quoi assombrir les résultats semestriels que l'un des plus grands transporteurs africains doit dévoiler en début de semaine prochaine.

Devant des journalistes à Nairobi, le directeur général par intérim, George Kamal, n'a pas mâché ses mots : « Nous avons été fortement impactés par la guerre, avec des prix du carburant en hausse de 72% sur le semestre en cours », a-t-il déclaré, dans des propos rapportés par l'agence de presse. Le poste carburant représente désormais jusqu'à 50% de l'ensemble des coûts de la compagnie, a-t-il précisé.

Et ce n'est pas tout : la compagnie doit aussi composer avec des livraisons tardives de pièces d'avion, une disponibilité réduite de ses appareils et la flambée mondiale de l'inflation. Autant de facteurs qui pèseront sur ses revenus, a averti M. Kamal, selon Reuters.

Si les arriérés mondiaux de livraisons d'avions touchent de nombreux opérateurs, Kenya Airways souffre d'autant plus que sa flotte est modeste, 40 appareils seulement, souligne la dépêche.

« Nous avons de la demande, chaque route que nous déployons... elle est pleine, donc nous avons besoin des avions dès que possible », a insisté le dirigeant. Or la compagnie attend toujours la livraison de deux Boeing 737, tandis que deux autres appareils, attendus en avril, ont été rejetés après avoir échoué aux tests d'inspection, a-t-il révélé, selon la même source.

Ce contexte pèse sur des finances déjà fragiles. L'an dernier, Kenya Airways avait enregistré une perte avant impôts de 17,93 milliards de shillings kenyans (138,56 millions de dollars), sur fond de recettes en baisse, après un rare bénéfice dégagé lors de l'exercice précédent, rappelle Reuters.

D'où une chasse aux économies tous azimuts : « Nous passons en revue chaque contrat chez KQ (Kenya Airways) pour trouver comment économiser chaque dollar, car notre bénéfice par siège n'est que de 1,50 dollar et nous devons préserver chaque dollar que nous gagnons », a détaillé George Kamal, cités par l'agence.

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